La Commission européenne a rapporté que la Belgique a réalisé seulement « peu de progrès » dans l’application des décisions judiciaires au cours de l’année écoulée, en particulier en ce qui concerne le respect des jugements des tribunaux nationaux et de la Cour européenne des droits de l’homme, comme l’indique son rapport annuel sur l’état de droit publié vendredi.
Le rapport souligne que les problèmes liés à l’accueil des demandeurs d’asile et aux différends concernant des mesures provisoires demeurent persistants. En juillet de l’année dernière, la Commission a recommandé à la Belgique de veiller à ce que les autorités gouvernementales appliquent les décisions des tribunaux, mais un an plus tard, les progrès semblent limités.
Le rapport de la Commission met en évidence les inquiétudes continues concernant l’adhésion du gouvernement aux décisions finales, affirmant que « le respect par le gouvernement des décisions finales des tribunaux nationaux et des ordonnances d’imposition de mesures provisoires reste un problème. » Cette situation persiste malgré un mémorandum conjoint émis en juillet 2024 par les plus hautes autorités judiciaires de Belgique appelant au respect des décisions judiciaires.
Des préoccupations spécifiques ont été soulevées concernant les instructions de la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, qui, malgré une suspension du Conseil constitutionnel en mars, a décidé d’interrompre l’accueil des demandes d’asile pour les personnes recherchant une protection dans d’autres pays de l’UE. Cette décision a ensuite été suspendue par le Conseil d’État.
De plus, le rapport de la Commission indique un manque de progrès sur d’autres recommandations, y compris l’amélioration des régulations de lobbying, la gestion du phénomène du « revolving door », l’accélération des procédures judiciaires et l’amélioration de l’accès aux documents officiels.
Cela marque la septième année consécutive que la Commission produit son rapport sur les questions de l’état de droit dans les États membres de l’UE. L’objectif reste de favoriser les dialogues et de prendre des mesures préventives plutôt que de recourir immédiatement à des procédures d’infraction.
L’engagement de la Belgique à améliorer le respect des décisions judiciaires reste sous surveillance, soulevant des questions persistantes sur son adherence aux normes juridiques européennes, rapporte 24brussels.