Interrogé ce mardi en commission de l’Intérieur de la Chambre sur les manifestations ayant dégénéré ces dernières semaines, le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin (MR) a affirmé que les services de renseignement avaient détecté des infiltrations de militants d’extrême gauche, rapporte Belga.
Des militants d’extrême gauche inciteraient les jeunes à “commettre des violences graves”
Selon le ministre, des militants auraient encouragé des jeunes à commettre des violences. Ces accusations n’ont toutefois pas été accompagnées d’éléments de preuve rendus publics à ce jour. “Les services constatent que des extrémistes de gauche connus appartenant à Secours rouge et aux antifas infiltrent les manifestations, donnent des conseils aux jeunes et leur apportent un soutien sur la manière de se comporter face à la police. Pour leur part, ils préfèrent rester en retrait et amener inexorablement des adolescents, voire des enfants, à commettre des violences graves contre les forces de l’ordre et saccager nos villes”, a-t-il déclaré.
Les incidents survenus à Bruxelles et à Liège ont fait 79 blessés parmi les policiers, dont 22 agents fédéraux et 57 policiers locaux. “Les coupables doivent subir toute la sévérité de la loi : qui casse paie ! Basta !”, a souligné Bernard Quintin. Le ministre souhaite par ailleurs rendre publiques les images des émeutiers masqués et non identifiés afin de faciliter leur identification. Il entend aussi interpeller les responsables de TikTok concernant la diffusion de vidéos de violences sur la plateforme.
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Le silence du ministre sur les violences policières critiqué
En revanche, Bernard Quintin ne s’est pas directement prononcé sur les violences policières dénoncées par plusieurs citoyens lors des manifestations. “Le métier de policier est certainement le plus contrôlé du pays”, a-t-il répondu. Le ministre avait par ailleurs exprimé son soutien aux forces de l’ordre quelques jours auparavant sur le réseau social X.
Cette absence de réponse sur les violences policières a suscité les critiques de la députée Rajae Maouane (Ecolo-Groen), qui reproche au ministre de ne pas avoir exprimé la même solidarité envers les personnes dénonçant des violences de la part des forces de l’ordre. “J’attends maintenant votre solidarité avec les personnes qui ont subi des violences. Vous êtes le ministre de la sécurité de tous, y compris les enfants, les familles et les journalistes qui font leur travail. Vous n’avez pas eu un mot pour eux”, a-t-elle déclaré.