Avec une grande piscine publique pour environ 68.000 habitants, contre une pour 22.000 en Flandre, Bruxelles se retrouve à la traîne en matière d’infrastructures aquatiques. Une situation qui complique l’accès à la natation, notamment pour les jeunes et les familles modestes, rapporte Bruzz.
Une pratique de moins en moins accessible
Bruxelles compte 17 grandes piscines publiques, disposant de bassins d’au moins 25 mètres, selon les données de l’Institut bruxellois de statistique et d’analyse (IBSA). En comptabilisant l’ensemble des bassins publics, ce nombre atteint 31, répartis sur 18 sites. Leur répartition reste toutefois inégale, puisque toutes les communes bruxelloises ne disposent pas de leur propre piscine.
Cette situation oblige certains habitants à se déplacer pour pouvoir nager, entraînant des frais supplémentaires. Malgré les tarifs préférentiels proposés aux personnes à faibles revenus, la natation reste difficilement accessible pour une partie de la population.
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Des infrastructures coûteuses à entretenir
Le fonctionnement des piscines représente également une dépense importante. À la Vrije Universiteit Brussel (VUB), par exemple, une entrée au tarif ordinaire coûte 5,70 euros, alors que les frais de fonctionnement atteignent environ huit euros par nageur, selon l’université. Celle-ci doit donc prendre en charge une partie des coûts.
Le manque d’infrastructures complique également l’apprentissage de la natation. Au Koninklijk Atheneum d’Etterbeek, seuls les élèves de l’option sciences du sport suivent encore des cours de natation. Dans l’enseignement néerlandophone, contrairement au primaire, cette discipline ne figure plus parmi les objectifs finaux obligatoires du secondaire. “Le niveau des élèves qui arrivent chez nous est souvent alarmant”, confie Mats Leemans, professeur d’éducation physique, à Bruzz. Selon lui, savoir nager reste pourtant essentiel pour prévenir les risques de noyade.
De nouveaux investissements envisagés
Face à ces difficultés, plusieurs initiatives tentent d’améliorer l’offre. À Woluwe-Saint-Lambert, la piscine communale Poséidon fait l’objet de travaux de modernisation visant notamment à réduire sa consommation énergétique. L’échevin des Sports Erik Bott (Libres) propose également de mutualiser la gestion des piscines entre communes afin de partager les coûts et le personnel.
À Anderlecht, un projet de piscine intérieure et extérieure est par ailleurs à l’étude sur le toit d’un nouveau bâtiment du site des Abattoirs, à Cureghem.