Collaboration en gestion de crise
Une réunion unique se tient dans un centre de gestion de crise où des responsables clés des différents services d’urgence se rassemblent. Autour de la table, des représentants du service d’incendie, de la logistique, des services de secours, de la protection civile et de la police fédérale. Une carte affichée sur le mur indique que l’incendie est désormais circonscrit, un élément qui influencera leurs décisions à venir. « Aujourd’hui, la question, cinq jours après le début de la crise, est : avons-nous encore besoin de toutes ces ressources ? » interroge Sébastien Joris, directeur de coordination de la police fédérale à Liège. « Cette évaluation se fera tout au long de la journée, en fonction des informations relayées sur le terrain. Nous proposerons de prendre une décision concertée avec les autres services présents ici. »
Réduction progressive possible du personnel
Nicolas Tuts, responsable de l’unité de protection civile à Crisnée, est directement impliqué dans cet effort de coordination. « Une unité prospective, au moins pour les opérations futures, sera établie avec nos collègues des zones de secours. En fonction du travail réalisé à l’avenir et de son ampleur, nous partagerons les tâches entre les zones de secours et la protection civile, » explique-t-il.
Du côté des pompiers, les développements positifs sur le terrain pourraient nécessiter des ajustements. « Il est prévu de maintenir le personnel actuel aujourd’hui, et avec la stratégie proposée par cette unité prospective, nous pouvons envisager une réduction progressive du personnel, » indique Luc Burette, commandant de la zone WAL (Warche, Amblève et Lienne).
Autorité décisionnelle finale
Ceci marque la 44ème réunion tenue depuis le début de la crise, et chaque décision nécessite une approbation. « Selon la législation, c’est la responsabilité du gouverneur, étant donné que nous sommes en crise provinciale, de signer tous les actes significatifs de gestion de crise, » précise Hervé Jamar, gouverneur de la province de Liège. « Les bourgmestres communaux signent les décisions au sein de leurs communes, tandis que le gouverneur le fait pour des actions territoriales plus importantes et toutes les décisions stratégiques. »
Le centre de crise fonctionne en continu, opérant 24 heures sur 24.