Aujourd’hui: Août 25, 2026
Le président du tribunal de Namur dénonce les réactions du public face à la peine de 17 ans infligée à Grégory Lenoci

Le président du tribunal de Namur dénonce les réactions du public face à la peine de 17 ans infligée à Grégory Lenoci

Les images provenant du tribunal criminel de Namur ont suscité une attention considérable, circulant largement à la télévision et sur les réseaux sociaux, accompagnées d’une vague de commentaires. Les réactions du public soutenant Grégory Lenoci dans la salle d’audience ont provoqué l’indignation et la condamnation de Christian De Valkeneer, président du tribunal de district de Namur. Il a déclaré : « Ces réactions sont totalement inacceptables et scandaleuses vis-à-vis des remarques faites à l’encontre des magistrats et des juges ayant rendu ce jugement. »

Comportement inacceptable dans une cour

Les actions de Lenoci dans la salle d’audience ont attiré l’attention, provoquant de nouvelles critiques de la part du président. « Bien sûr, on peut ne pas être d’accord avec un jugement, le critiquer, ou même penser qu’il reflète une mauvaise justice. C’est la démocratie, et chacun a le droit de s’exprimer, mais cela ne doit pas se faire par des insultes ou des menaces. J’ai vu des choses très préoccupantes sur les réseaux sociaux, y compris des appels à divulguer les noms des juges. Je trouve cela complètement inacceptable, » a-t-il ajouté.

17 ans de prison : la peine est-elle disproportionnée ?

Pour rappel, les faits remontent à juillet 2025, lorsque Grégory Lenoci a déposé une plainte contre Marc P., un voisin précédemment condamné pour pédophilie. Lenoci suspectait Marc P. d’avoir abusé de son beau-fils de six ans, qui avait rendu visite au voisin quelques jours auparavant. Estimant que les forces de l’ordre ne prenaient pas l’affaire suffisamment au sérieux, Lenoci a décidé de faire justice lui-même. Il s’est rendu au domicile de Marc P., l’a sévèrement agressé et a enregistré l’incident, laissant Marc P. dans un état végétatif. Lenoci n’est pas étranger à la loi, ayant été sous surveillance électronique, qu’il a rompue pour commettre son acte et qu’il a ensuite dissimulée pendant plusieurs jours avant de se rendre à la police. Il a été noté que Lenoci était reconnu comme instable et impulsif, présentant des tendances psychopathiques et un risque élevé de récidive.

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