Mathias Vanden Borre, député pour le N-VA, a appelé à une réunion d’urgence du Comité des affaires intérieures de Bruxelles suite à une série de coups de feu récents. “Les habitants de Bruxelles méritent des réponses,” a-t-il déclaré.
“Trois jours de fusillades à Bruxelles,” a souligné Vanden Borre mardi. “Plus de soixante incidents cette année seulement, avec un risque de dépasser le record de l’année dernière. Une attaque a eu lieu contre un poste de police à Anderlecht avec un Kalachnikov. La réaction politique jusqu’ici a été totalement inadéquate. Les citoyens ont le droit de savoir ce que fait réellement le gouvernement pour endiguer cette violence.”
Vlaams Belang a également réclamé une réunion immédiate des Comités fédéral et des affaires intérieures de Bruxelles. Bob De Brabandere, membre du parlement bruxellois, a rappelé que l’année dernière, le procureur Julien Moinil avait averti qu’un habitant de Bruxelles pouvait être atteint par une balle perdue et a noté que la situation s’était aggravée depuis. “Qu’est-ce qui a changé en un an ? Rien,” a-t-il affirmé.
Plan hotspot
Vanden Borre a questionné l’application du plan hotspot et critiqué l’“hypocrisie du PS.” Il a noté que le PS demande fédéralement la réunion des Comités des affaires intérieures et de la justice, tout en refusant historiquement de prendre ses responsabilités à Bruxelles. “Le PS est à la tête à la fois localement et régionalement depuis des décennies et a choisi d’ignorer le problème.”
Il a souligné un schéma dans les communes touchées. “Toutes les communes impactées sont des bastions du PS : Anderlecht, Sint-Gillis, Vorst, Molenbeek, Bruxelles-Capitale. Là où les choses se passent mal, il y a un bourgmestre PS aux commandes. Que font-ils pour remplir leur devoir principal, qui est d’assurer l’ordre et la sécurité publics ? N’est-il pas temps de les tenir responsables ? Nous avons besoin d’un Ministre-Président fort pour transcender cette fragmentation.”
Le problème persistant de la violence armée reste une préoccupation majeure à Bruxelles, avec des fusillades et des coups de couteau qui continuent de se produire, même en dehors des zones connues comme des hotspots. Les efforts pour contrôler la violence dans la capitale font l’objet d’un examen critique.