L’organisation d’aide à domicile Wheel of Care, basée à Bruxelles, est confrontée à une crise financière en raison de retards dans la réception de subventions approuvées. « Nous n’avons pas encore reçu notre subvention, qui a été approuvée au début de l’année, » explique la coordinatrice Flora Billiouw, soulignant que la survie de l’organisation est en jeu.
Pour 2026, Wheel of Care prévoit de recevoir 92 000 € de Vivalis, l’autorité bruxelloise responsable de la politique de santé et de l’assistance aux personnes. « Au départ, on nous a informés que nous ne pouvions pas être payés car il n’y avait pas de gouvernement bruxellois, » déclare Billiouw. « Une fois le gouvernement formé, on nous a assuré que le paiement serait rapide. En mai, nous avons appris que nous recevrions les fonds en juin, mais en juin, on nous a dit que la question serait renvoyée à la trêve parlementaire, » ajoute-t-elle, décrivant la confusion entourant le processus.
En septembre, Wheel of Care a reçu des fonds, notamment 10 000 € de subventions impayées pour 2025, ce qui reste incomplet, selon Billiouw.
Des choix critiques à venir
Billiouw a appris cette semaine que la subvention complète pour 2026 ne serait pas versée. « Nous ne recevrions qu’un maximum de 50 000 €, répartis en plusieurs versements. Cependant, nous avons besoin des 92 000 € complets pour survivre, » a-t-elle déclarée.
Avec environ 40 employés, Wheel of Care effectue près de 10 000 visites à domicile chaque année. Billiouw craint que les problèmes de financement continus ne mettent en péril ce travail essentiel. « J’ai besoin de l’argent d’ici la semaine prochaine. Dans le cas contraire, je devrai prendre des décisions difficiles. C’est une crise ici ; je ne peux plus continuer mes opérations normales, » a-t-elle ajouté.
L’organisation s’occupe d’une large gamme de personnes, allant des nouveau-nés aux personnes âgées de 98 ans, y compris celles souffrant de handicaps ou de maladies chroniques, ainsi que des individus nécessitant temporairement de l’aide en raison de blessures. De plus, l’association emploie dix sages-femmes qui apportent un soutien à domicile aux femmes enceintes et aux jeunes mères.
Wheel of Care se targue de son approche unique, mettant en avant qu’elle est le seul service d’aide à domicile néerlandophone à couvrir encore le centre de Bruxelles. « La plupart des infirmiers évitent la zone piétonne, mais nous utilisons des vélos ; cela ne pose pas de problème pour nous, » a fait remarquer Billiouw. En outre, l’organisation adopte une « approche de soin holistique », collaborant avec un psychologue, un diététicien, un instructeur de yoga et un acupuncteur.
Confusion à Vivalis
Billiouw reste incertaine quant aux raisons pour lesquelles les subventions approuvées ont été réduites et demeurent impayées. « Le contact chez Vivalis est chaotique. Nous ne savons souvent pas à qui nous adresser pour obtenir des informations concernant notre dossier, » a-t-elle déclaré.
Elle a souligné qu’elle traverse la période la plus difficile de sa carrière, cette incertitude persistante lui causant un stress considérable. « Après juin, j’étais chez moi avec un burn-out, » a révélé Billiouw.
Vivalis a indiqué à BRUZZ qu’elle répondrait à la situation la semaine prochaine.