Sammy Mahdi, président du parti cdH (Centre Démocrate Humaniste), a critiqué la dépendance fréquente envers les travailleurs et les retraités pour combler les déséquilibres budgétaires, comme l’a rapporté Belga en citant Het Laatste Nieuws. Il insiste sur l’importance pour le gouvernement de respecter son engagement à alléger le fardeau financier pesant sur les travailleurs, affirmant que des options telles que l’instauration de nouvelles taxes à leur encontre, la confiscation de voitures de société ou la réduction des salaires bruts sont inacceptables. Mahdi affirme que la responsabilité incombe désormais à ceux qui ne travaillent pas de s’engager davantage.
Limitation de l’indexation aux allocations de chômage
Si le gouvernement envisage un ajustement d’indexation, Mahdi considère qu’il est essentiel que cela n’affecte que les allocations de chômage. Il soutient qu’un saut d’index unique pourrait générer plus de 100 millions d’euros annuels. De plus, Mahdi plaide pour des réformes plus strictes dans le système de chômage, s’interrogeant sur le fait qu’un demandeur d’emploi de 55 ans à Mons puisse refuser un travail à Bruxelles en raison de trajets dépassant une heure. Il appelle à des réformes supplémentaires au sein de cette législature, en particulier pour traiter des questions principalement présentes à Bruxelles et en Wallonie, surtout alors que le Parti Socialiste (PS) pourrait bientôt retrouver le pouvoir.
Concernant les discussions budgétaires, Mahdi souligne la nécessité de réévaluer les subventions accordées aux entreprises. Il note des domaines potentiels d’amélioration dans le secteur de la santé et propose d’augmenter la participation financière des patients.
En outre, Mahdi souhaite s’attaquer à l’exploitation de la sécurité sociale par des sociétés de gestion et des constructions fiscales. Il se montre ouvert à l’idée d’imposer des taxes sur les bénéfices des mutuelles.