Les terrasses Horeca installées sur des places de stationnement à Bruxelles pourraient devoir être démontées à partir du 31 octobre. La dispense temporaire de permis d’urbanisme, instaurée pendant la crise sanitaire, arrive à expiration. Pour éviter des démontages suivis de réinstallations quelques semaines plus tard, la secrétaire d’État bruxelloise à l’Urbanisme, Audrey Henry (MR), appelle les 19 communes à faire preuve de souplesse.
Un nouveau cadre réglementaire en préparation
Dans un courrier adressé aux autorités communales, Audrey Henry leur demande de ne pas imposer le retrait des terrasses uniquement en raison de l’expiration du dispositif. Un nouveau cadre réglementaire, destiné à pérenniser ces installations, est en préparation et devrait être finalisé d’ici la fin de l’année, rapporte Belga.
Depuis la pandémie, les établissements Horeca peuvent installer des terrasses sans permis d’urbanisme, y compris sur des emplacements de stationnement. Avec la fin de cette dérogation, certains exploitants risquent de devoir démonter leurs installations avant de pouvoir les remettre en place quelques semaines plus tard.
“Je ne veux pas que nos commerçants fassent les frais de ce calendrier”, explique Audrey Henry. La secrétaire d’État souhaite éviter aux restaurateurs et cafetiers des dépenses supplémentaires liées au démontage, au transport, au stockage et à la réinstallation de leurs terrasses et invite les communes à privilégier le dialogue avec les commerçants dont les installations respectent les règles en vigueur.
Les autorisations communales restent obligatoires
Cette demande ne signifie toutefois pas que les terrasses peuvent être installées librement. Les exploitants doivent toujours disposer d’une autorisation communale pour occuper l’espace public, rappelle Audrey Henry. La circulation des piétons, la sécurité et le confort des riverains doivent également être garantis.
En avril 2025, le Parlement bruxellois avait déjà adopté à l’unanimité une résolution visant à rendre permanentes les terrasses Horeca. Le nouveau cadre réglementaire doit désormais concrétiser cette volonté.