Le gouvernement fédéral belge renforce les réglementations concernant les entreprises qui retardent leur conformité aux demandes du Service Public Fédéral (SPF) Économie. À partir de 2027, les entreprises qui ne soumettent pas les informations requises dans les délais pourraient faire face à des pénalités financières pouvant atteindre 400 000 €.
Échéance établie
À partir du printemps 2027, toutes les entreprises soumises à inspection devront fournir les informations demandées à l’Inspection Économique avant une date limite spécifique fixée au début de chaque procédure. En cas de non-respect de cette échéance, l’entreprise risque de subir des amendes ou des pénalités journalières pouvant atteindre 400 000 €.
Concentration sur certaines grandes entreprises
« De nombreuses entreprises coopèrent avec l’Inspection Économique. Cependant, il a été observé que certaines, principalement de grandes firmes internationales, ne respectent pas ces obligations », a expliqué le ministre de la Protection des Consommateurs, Rob Beenders, du parti Vooruit, comme le rapporte Belang van Limburg. Il a souligné qu’il ne s’agit pas d’un refus délibéré, mais plutôt d’un manque d’informations qui ralentit le processus pour les fonctionnaires. « Cela va changer à partir de maintenant », a averti le ministre socialiste. Il a assuré que les sanctions ne seraient pas appliquées automatiquement, chaque retard étant soumis à une évaluation pour déterminer s’il peut être justifié.
Voka appelle à la prudence
Du côté des employeurs, l’organisation flamande Voka a réagi avec prudence à cette annonce. « Les amendes et pénalités de cette ampleur sont des instruments particulièrement sévères. Elles doivent être manipulées avec précaution, en faisant clairement la distinction entre les entreprises qui contournent délibérément les inspections et celles qui, de bonne foi ou en raison de contraintes de temps, n’ont pas réussi à répondre aux attentes administratives », a commenté Voka dans les médias en néerlandais.