Exmar, un acteur du transport de GNL, profite du conflit au Moyen-Orient
La société belge de transport de gaz naturel liquéfié (GNL) Exmar a rapporté un impact positif du conflit en cours au Moyen-Orient lors de la présentation de ses résultats semestriels. L’entreprise a indiqué que ce conflit a contribué à une hausse des prix du pétrole et du gaz, ainsi qu’à une augmentation des tonne-mile durant le premier semestre de l’année, rapporte 24brussels.
Exmar a noté que les tarifs des grands méthaniers ont atteint « un niveau historiquement élevé » et a maintenu ses prévisions d’un taux élevé continu pour la seconde moitié de l’année. Malgré des conditions géopolitiques difficiles, telles que la fermeture du détroit d’Ormuz, l’entreprise basée à Anvers a réussi à stabiliser ses revenus grâce à une forte utilisation de sa flotte. Le bénéfice net de la société aurait connu une forte augmentation, en partie grâce à la vente de deux grands méthaniers, générant un gain financier exceptionnel de 25 millions d’euros.
En revanche, la division infrastructure d’Exmar, qui se concentre sur la construction d’installations flottantes pour le stockage et le traitement de gaz, a vu ses revenus et profits diminuer par rapport à l’année précédente. Bien qu’un projet en République du Congo ait été achevé, l’avancement d’une seconde installation flottante aux Pays-Bas dépend encore d’une « décision finale d’investissement conditionnelle » de la part du client. Exmar prévoit de lancer un projet en Colombie dans la seconde moitié de 2023 et est optimiste quant à l’annonce d’autres projets dans un avenir proche.
Dans l’ensemble, les revenus d’Exmar ont diminué, passant de 168,9 millions de dollars à 161,9 millions de dollars au premier semestre de l’année ; cependant, le bénéfice net a augmenté, passant de 44,4 millions de dollars à 53,4 millions de dollars.