Aujourd’hui: Août 18, 2026
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères souligne l'importance de la confiscation des actifs russes lors des discussions avec la Belgique

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères souligne l’importance de la confiscation des actifs russes lors des discussions avec la Belgique

La Belgique et l’Ukraine discutent de la confiscation des avoirs russes gelés

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiha, a réaffirmé l’engagement de l’Ukraine envers la confiscation des avoirs russes gelés lors d’une conférence de presse à Kyiv avec son homologue belge, Maxime Prévot, mardi. Il a souligné les dommages considérables causés par l’agression russe, estimant les pertes à environ 600 milliards de dollars et notant que des avoirs russes d’une valeur de 200 milliards d’euros demeurent gelés sur des comptes Euroclear à Bruxelles, rapportent nos sources.

Sybiha a mis en avant que le conflit en cours dépasse les frontières de l’Ukraine, positionnant le pays comme un bouclier défensif pour l’Europe, supportant les coûts les plus élevés, y compris la perte de ses soldats. Il a salué la Belgique pour son soutien, la qualifiant de « pays leader », et a exprimé l’espoir d’une action collaborative concernant les avoirs gelés.

La Belgique a précédemment engagé un effort diplomatique pour empêcher la confiscation de ces avoirs, préoccupée par des répercussions financières potentielles et une absence d’unité parmi les États membres de l’UE. Fin 2022, un accord de prêt de 90 milliards d’euros pour 2026-2027 a été conclu, bien que des rapports indiquent de nouvelles discussions en Europe du Nord, notamment aux Pays-Bas, concernant le débat sur les avoirs.

Le ministre Prévot a reconnu la nature prolongée de la guerre, affirmant qu’il existe de l’espoir pour une résolution, mais que celle-ci pourrait ne pas survenir bientôt. Il a commenté la position prudente de la Belgique, réitérant que ses hésitations ne devraient pas être interprétées comme un manque de soutien à l’Ukraine.

Prévot a souligné l’importance d’établir un accord de principe sur l’utilisation des avoirs russes gelés sans augmenter les risques associés, indiquant que la Belgique adopterait une position de « réserve prudentielle » si la question n’est pas abordée de manière responsable.

Afin de clarifier la position de la Belgique, il a assuré que toute hésitation de la part du pays ne devrait pas être confondue avec un rejet de l’assistance à l’Ukraine ou un soutien à la Russie. Le discours devrait persister alors que les discussions évoluent concernant les stratégies financières en relation avec le conflit en cours.

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