Des rapports récents indiquent que 26 individus ont disparu en Balochistan, au Pakistan, suscitant une condamnation générale concernant la situation des droits de l’homme dans le pays. Parmi les disparus, cinq jeunes hommes d’une même famille originaires du district de Kech. De plus, quatre hommes portés manquants auparavant ont été retrouvés morts dans divers endroits, selon des informations.
Dans le district de Kech, des allégations ont émergé selon lesquelles l’armée pakistanaise et des agents des services de renseignement auraient effectué des descentes à Batt et Buleda, au cours desquelles ils auraient agressé des membres de familles et enlevé cinq jeunes hommes : Younus Khaliq, Mahboob Baloch, Mujahid Baloch, Abdul Rahim et Balach Khan. Leur sort demeure inconnu. Ces arrestations auraient suivi une opération militaire plus large à Kolwah la semaine précédente, qui aurait entraîné de nombreuses détentions. À l’heure actuelle, au moins 21 des personnes portées disparues ont été identifiées, bien que l’identité d’autres interpellés lors de l’opération reste à vérifier.
Dans un autre incident, la découverte de quatre corps d’individus disparus attire davantage l’attention sur la crise persistante en Balochistan. Ellahi Bakhsh, un mécanicien, et Muneer Ahmad, un chauffeur de 32 ans, ont été retrouvés morts à Khuzdar. Ellahi avait été arrêté le 30 octobre, tandis que Muneer avait disparu le 2 octobre. Les rapports suggèrent que les deux corps présentaient des signes de torture ainsi que des blessures par balle.
Dans un autre cas, Salahuddin, un vendeur de légumes de Kharan, a été retrouvé mort après avoir été enlevé avec son frère, Azar, le 7 août. Azar a depuis été libéré. Le Congrès de la jeunesse baloutche (BYC) et Paank ont affirmé que Salahuddin a été tué lors de ce qu’ils qualifient d’affrontement truqué. De plus, un étudiant de 17 ans de Pasni, enlevé le 14 octobre, a été retrouvé mort dans la région de Kulanch huit jours plus tard.
À la lumière de ces meurtres, le BYC a condamné les actions des autorités pakistanaises, les accusant d’imposer un schéma de disparitions suivi de meurtres extrajudiciaires et a appelé à des enquêtes indépendantes et à des mesures de responsabilisation.