Aujourd’hui: Sep 16, 2026
Le Premier De Wever défend la politique antidrogue face aux critiques du député bruxellois Chahid

Le Premier De Wever défend la politique antidrogue face aux critiques du député bruxellois Chahid

Le Premier ministre belge Bart De Wever (N-VA) a rejeté les allégations selon lesquelles la violence liée au trafic de drogue à Bruxelles serait le résultat d’une approche laxiste à l’égard de l’approvisionnement en cocaïne dans le port d’Anvers. S’exprimant mercredi devant le député bruxellois Ridouane Chahid (PS) au Parlement, il a qualifié les accusations de « petit jeu politique », déclarant : « Le ridicule ne tue pas. »

De Wever a dû répondre à de nombreuses questions concernant l’escalade de la violence liée aux drogues dans la capitale, avec des membres de l’opposition critiquant son engagement perçu comme insuffisant au cours des dernières semaines. Barbara Pas (Vlaams Belang) a noté : « Votre communication autour de la guerre contre les drogues semble moins urgente en tant que Premier ministre que lorsque vous appeliez chaque semaine à une assistance fédérale en tant que Maire d’Anvers. » Des questions ont également été posées par Arthur Orlians (Anders) et Stefaan Van Hecke (Groen) concernant une task force instaurée il y a 18 mois pour lutter contre la criminalité organisée, s’interrogeant sur son fonctionnement et ses éventuelles décisions.

Le PS a déjà ciblé le rôle du port d’Anvers dans le commerce de cocaïne, suggérant que les efforts de la ville semblent insuffisants pour éviter de freiner le développement économique du port. Chahid a réitéré que la lutte contre la drogue à Anvers a été insuffisante, impliquant un lien avec la violence observée à Bruxelles.

« Votre critique est particulièrement regrettable pour les personnes qui travaillent dur sur le terrain. »

Bart De Wever (N-VA)

Premier ministre

De Wever a accusé Chahid de manquer d’une compréhension fondamentale du problème, tout en exprimant que ses remarques sont décevantes pour ceux qui s’efforcent de résoudre les problèmes sur le terrain, notant la réduction significative de la violence et des saisies de drogue. Cependant, il a reconnu que les trafiquants pourraient utiliser d’autres points d’entrée ou des méthodes plus sophistiquées pour leurs opérations.

Il a ajouté que la cocaïne ne représente qu’une petite partie du modèle de revenu de la criminalité organisée, qui tire également d’importants bénéfices du cannabis et des drogues synthétiques produites localement.

Le Premier ministre a souligné que la nature de la violence à Bruxelles diffère considérablement de celle d’Anvers. Bien qu’il ne souhaite pas minimiser la situation à Anvers, il a souligné que la guerre des gangs pour le territoire à Bruxelles représente un danger bien plus grand, car elle comporte un risque plus élevé pour les victimes innocentes. « Ces problèmes ne sont pas liés, et les difficultés à Bruxelles ne sont pas dues à la laxisme à Anvers. Qu’est-ce qui explique l’enracinement de ces gangs à Bruxelles et à Charleroi ? Est-ce également en raison de politiques laxistes ? »

Concentration stratégique

De Wever a assuré que la lutte contre la criminalité liée aux drogues reste une priorité absolue. La task force, instaurée en février de l’année dernière, est conçue pour travailler sur des objectifs stratégiques à long terme plutôt que de réagir à des incidents ou de chercher à attirer l’attention des médias. Elle a été convoquée 21 fois depuis sa création.

Le Premier ministre a évoqué l’introduction de sanctions plus sévères pour les infractions liées aux drogues, désormais publiées au moniteur belge. De plus, la nouvelle Direction de la lutte contre la fraude a reçu 1 500 candidatures pour 50 postes disponibles. Prochainement, le gouvernement proposera une législation permettant des saisies sans condamnation préalable lorsqu’il n’y a aucun doute concernant les activités criminelles associées.

Dans un message sur le réseau social X (anciennement Twitter), Chahid a répondu aux déclarations de De Wever, remarquant : « Bart De Wever a finalement fourni une explication au Parlement. Cependant, il semblait plus être le Maire d’Anvers que le Premier ministre. La Belgique a besoin d’une stratégie globale contre la criminalité organisée, pas de politiques de clocher. »

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