Fini les grands orchestres, les nombreux danseurs et les castings pléthoriques. « John and Jen » fait le choix du minimalisme. Conçu à l’origine pour deux interprètes et trois musiciens, ce musical se déroule dans l’intime chapiteau du château de Karreveld, s’alignant parfaitement avec l’esprit de la pièce. Sur scène, Marion Preite et Loaï Rahman incarnent une saga familiale s’étalant sur près de cinquante ans. Ensemble, ils traversent les années 1950, 1960, la guerre du Vietnam et les années 1980, permettant à leurs personnages d’évoluer au fil du temps tout en restant ancrés dans le salon familial.
La scénographie opte également pour une simplicité astucieuse. En face des deux acteurs, une grande bibliothèque se transforme et s’ouvre au fur et à mesure que l’histoire progresse. Des caisses modulaires, qui tournent en continu, accompagnent les changements de temps et de lieu, créant une scénographie adaptative qui soutient le récit sans l’écraser.