Le Centre public d’action sociale (CPAS) de Charleroi est confronté à une réduction significative de son financement, recevant 590 097 € de la part du gouvernement fédéral, contre plus d’un million d’euros auparavant, soit une baisse de 45 %. Ce financement a permis au CPAS d’aider 400 familles avec leurs factures ; cependant, sans fonds supplémentaires, un soutien supplémentaire n’est pas envisageable. Philippe Van Cauwenberghe, le président du CPAS de Charleroi, a souligné que l’utilisation des fonds internes est actuellement exclue. Il a exprimé sa déception quant à la notification tardive de ce changement de financement :
“Lorsque nous sommes informés à l’avance d’une diminution, nous pouvons adapter nos stratégies d’aide. Nous pouvons offrir moins de soutien ou nous concentrer sur ceux qui sont dans un besoin plus urgent.”
Approches alternatives
En revanche, Benjamin Scandella, le président du CPAS de Farciennes, avait anticipé des changements dans les demandes d’aide liée à l’énergie. Au cours des dernières années, il a mis en place un système différent de celui de Charleroi. Le CPAS de Farciennes n’alloue que 50 % de l’aide directement aux bénéficiaires, l’autre moitié étant utilisée par le biais d’un plan de remboursement.
Une decline plus large
Le CPAS de Charleroi a du mal avec la récente réforme des allocations de chômage, qui a entraîné un afflux substantiel de demandeurs ; 60 % des personnes exclues du soutien au chômage dans la région ont sollicité une aide auprès du CPAS. Selon Van Cauwenberghe, cette hausse a entraîné un coût supplémentaire de 3 millions d’euros pour l’institution. D’autres aides fédérales ont également été réduites en 2025, y compris le Fonds de participation sociale et d’action destiné à soutenir les enfants défavorisés et la diminution des subventions pour l’aide alimentaire. Van Cauwenberghe a qualifié ces coupes budgétaires de “catastrophe” pour de nombreuses familles.
Nouveau fonds de compensation
En avril, le gouvernement fédéral a promis un fonds de 15 millions d’euros pour atténuer la réduction du financement du programme de soutien énergétique, en plus des 26 millions d’euros attribués pour faire face aux impacts de la réforme du chômage. À ce jour, les présidents des CPAS n’ont pas reçu de détails concernant le calendrier de versement de ces 15 millions d’euros.