Mercredi soir, des manifestants se sont rassemblés à Bruxelles pour exiger le retrait d’une législation proposée concernant les visites à domicile. Cet événement, organisé par le collectif No Ice in Belgium et le réseau ADES, a attiré entre 250 et 300 participants sur le Surlet de Chokierplein, tandis que des manifestations similaires étaient prévues à travers plusieurs localités en Belgique.
Ce rassemblement intervient alors que la Commission des affaires intérieures de la Chambre s’apprête à examiner le texte de loi lors de sa deuxième lecture. Les militants expriment une forte opposition à l’initiative du gouvernement fédéral, qui vise à faciliter l’expulsion des migrants en situation irrégulière qui refusent systématiquement de coopérer avec les autorités. Ce projet de loi stipule que ces expulsions ne peuvent avoir lieu que si ces individus sont considérés comme une menace pour l’ordre public ou la sécurité nationale.
Inquiétudes concernant la vie privée
De plus, une autorisation judiciaire est requise pour les visites à domicile imposées par la proposition. Les militants redoutent en particulier que cette législation puisse compromettre le respect de la vie privée et l’inviolabilité du domicile.
Une coupure de réseau mercredi a écourté la session de la Commission, entraînant un report du vote à la semaine prochaine. Face à ce développement, les organisateurs ont annoncé des projets de nouvelle manifestation prévue pour mercredi prochain à 18h00 sur le Surlet de Chokierplein.
No Ice in Belgium s’engage à poursuivre ses actions jusqu’à ce que le projet de loi soit retiré.