La Belgique rassemble des experts sur les menaces hybrides dans une plateforme opérationnelle
La Belgique met en place une plateforme opérationnelle pour coordonner les efforts contre les menaces hybrides, une décision annoncée par la ministre de la Justice Annelies Verlinden à l’issue de la réunion du Conseil national de sécurité qui s’est tenue vendredi. Cette initiative vise à renforcer la réponse collective des différents services de renseignement et de sécurité face à des menaces croissantes, lesquelles ont été accentuées par des développements liés à la Russie.
La réunion a souligné l’augmentation de la menace hybride venant de la Russie, qui comprend des activités visant à saper les institutions nationales, notamment des cyberattaques, du sabotage, de l’espionnage, des ingérences électorales, de la désinformation et des menaces par drones. Ces tactiques ont pour but d’éroder la confiance du public dans les institutions, d’alimenter la polarisation sociétale et de creuser les divisions.
La ministre Verlinden a indiqué que la Belgique a observé une augmentation d’acteurs étrangers utilisant les technologies numériques et les réseaux sociaux pour influencer l’opinion publique et les processus politiques. Cette tendance concerne, a-t-elle noté, des organisations extrémistes, des collectifs de hackers et des réseaux de criminalité organisée qui emploient des méthodes similaires.
Pour lutter efficacement contre ces menaces hybrides, les services impliqués fonctionneront comme une équipe unifiée au sein de la nouvelle plateforme, favorisant ainsi une meilleure coopération et communication entre leurs domaines respectifs. « Cela permettra un échange d’informations et de renseignements plus rapide et plus efficace, améliorera le partage d’expertise et encouragera le développement d’une vision stratégique commune », a expliqué Verlinden.
Le Service de sécurité de l’État supervisera le lancement et le fonctionnement continu de cette plateforme. Des efforts sont en cours pour identifier un emplacement sécurisé répondant aux exigences spécifiques pour accueillir les services de renseignement et de sécurité.