La nouvelle structure tarifaire des bus wallons a été annoncée, suscitant un intérêt considérable. Tandis que le prix des tickets simples reste inchangé, les augmentations des abonnements sont significatives. Par exemple, les bénéficiaires du statut BIM verront leurs coûts multipliés par cinq, tandis que les seniors devront faire face à une hausse multipliée par dix, et les jeunes de 18 à 24 ans subiront une augmentation de quinze fois.
Raisons des augmentations
Cette année, le gouvernement wallon a révisé le contrat de service public pour le groupe LETEC, désignation officielle de l’opérateur de transports publics. Un des objectifs fiscaux clés de cette feuille de route est d’augmenter le ratio de couverture des recettes de 10 % à 14 %.
Pour accroître les revenus, l’opérateur doit contrôler les dépenses, lutter contre la fraude tarifaire et augmenter les prix des tickets. Ainsi, les recettes liées aux tickets doivent désormais couvrir 14 % des coûts opérationnels, entraînant une réduction obligatoire de la part supportée par les autorités wallonnes, passant de 90 % à 86 %.
La majorité MR-Les Engagés actuelle soutient que la diminution des tarifs, voire l’octroi de trajets gratuits pour certaines catégories d’usagers, représente un fardeau financier trop lourd pour les finances régionales et n’a pas produit les résultats escomptés. « Les décisions du gouvernement précédent n’ont pas engendré l’augmentation du nombre de passagers que certains prédisaient », a déclaré le ministre wallon de la Mobilité, François Desquesnes, lors d’une récente intervention au Parlement wallon. « Nous visons un système financièrement durable, fiable et ponctuel, plutôt qu’un système affichant des tarifs artificiellement bas alors que l’opérateur souffre financièrement et que la qualité du service se dégrade. »
La direction de LETEC confirme cela, citant des preuves selon lesquelles, bien que la réduction de certains tarifs ait augmentée le nombre d’abonnés de près de 64 000 depuis décembre 2024, le taux d’utilisation stagne. Par exemple, 38 000 bénéficiaires supplémentaires du statut BIM détiennent maintenant un abonnement, mais les projections indiquent qu’ils l’utilisent moins fréquemment qu’il y a deux ans.
Cela amène le Directeur général Jean-Michel Soors à conclure récemment sur une station de radio privée, « Ce que le voyageur demande, ce n’est pas que ce soit gratuit, mais que les bus circulent à l’heure et à intervalles réguliers. »