La restructuration de GSK pourrait ne pas être un cas isolé en Belgique. Selon Frédéric Panier, la Belgique connaît de plus en plus une perte d’attractivité industrielle dans le secteur pharmaceutique. Les coûts de main-d’œuvre élevés et le cadre réglementaire restrictif par rapport à d’autres régions du globe, notamment la Chine, jouent un rôle déterminant.
Cette restructuration s’inscrit dans un contexte de changements rapides au sein de l’industrie pharmaceutique. La concurrence internationale s’intensifie, et les innovations avancent à un rythme accéléré. De nouveaux traitements sont introduits plus rapidement et ont le potentiel de perturber les équilibres existants sur le marché. Kenneth Bertrams indique que l’érosion de l’industrie en Belgique est observable depuis deux ans. Toutefois, il a souligné qu’“il est encore trop tôt pour suggérer qu’il s’agit de la fin d’un cycle irréversible” pour le secteur belge. L’historien insiste sur le fait que l’industrie pharmaceutique joue un rôle significatif dans l’économie belge et génère de nombreux emplois indirects, notamment dans la logistique et la recherche, affirmant : “Il y a aussi toute une chaîne de travailleurs, aussi bien qualifiés qu’inqualifiés, qui seront également touchés. Lorsqu’une entreprise comme GSK licencie plus de 1 200 personnes, cela a un impact considérable.”