COP17 : Le sommet sur la biodiversité se concentre sur l’évaluation des progrès vers les objectifs de conservation
Le sommet COP17 sur la biodiversité débute ce lundi à Erévan, la capitale de l’Arménie. Jusqu’au 30 octobre, des représentants de près de 200 pays vont examiner les progrès réalisés en matière des 23 objectifs convenus dans l’Accord de Kunming-Montréal.
Souvent considéré comme le pendant de l’Accord de Paris sur le climat adopté en 2022, ce sommet réunit des nations qui s’engagent à protéger 30 % des terres et des océans d’ici 2030. Cet accord souligne également la nécessité d’augmenter le financement pour la biodiversité et d’arrêter les subventions nuisibles.
Cependant, un rapport publié juste avant le COP17 indique que les progrès mondiaux vers ces objectifs sont gravement insuffisants. Actuellement, seulement environ 20 % de la surface terrestre mondiale est désignée comme protégée, avec un maigre 10 % pour les océans. Cet écart sera un sujet central de discussion à Erévan, alors que les délégués soulignent la nécessité d’accélérer les actions.
De plus, des inquiétudes se font jour concernant le Fonds Cali, qui est destiné à garantir des contributions de la part des entreprises utilisant de manière rentable des génomes de plantes et d’animaux numérisés issus de pays en développement. Le fonds n’a jusqu’à présent récolté que 6 000 euros, ce qui représente un déficit considérable par rapport à l’objectif annuel attendu de 1 milliard de dollars.
La Belgique participe activement au sommet, avec une délégation dirigée par le ministre fédéral du Climat, Jean-Luc Crucke, du parti Les Engagés.