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Bruxelles interdit les trottinettes électriques dans 19 quartiers sensibles

Bruxelles interdit les trottinettes électriques dans 19 quartiers sensibles

Face à la persistance des violences liées au trafic de drogue, le ministre-président bruxellois Boris Dilliès (MR) a annoncé ce mercredi la signature d’un arrêté de police visant à renforcer les mesures de sécurité dans la capitale. Parmi les nouvelles mesures, il est désormais interdit de circuler et de stationner en trottinette électrique, qu’elle soit privée ou partagée, dans 19 quartiers qualifiés de prioritaires pour lutter contre le trafic de stupéfiants.

Cette annonce survient alors que 74 fusillades ont été recensées en Région bruxelloise entre le 1er janvier et le 30 septembre 2026, entraînant deux morts et 28 blessés, selon les chiffres fournis par le cabinet du ministre-président.

Jusqu’à présent, les arrêtés de police adoptés dans le cadre de la stratégie régionale de lutte contre le narcotrafic, lancée en 2024, étaient renouvelés tous les six mois. Le nouveau dispositif a pour objectif de constituer “un cadre durable, évalué en continu et adaptable rapidement au terrain”, a précisé le ministre-président.

Les trottinettes électriques interdites dans les 19 hotspots

La mesure phare consiste en l’interdiction de circuler et de stationner en trottinette électrique, qu’elle soit privée ou partagée, dans les 19 quartiers identifiés comme des “hotspots” du narcotrafic. Cette interdiction est entrée en vigueur ce lundi.

Cette mesure est fondée sur une observation des autorités : entre janvier 2025 et juillet 2026, une trottinette électrique aurait été utilisée dans plus d’un quart des fusillades liées au trafic de drogue, que ce soit pour commettre les tirs ou pour fuir. Parmi ces quartiers particulièrement touchés par le trafic et la consommation de stupéfiants figurent notamment Clemenceau, Peterbos, les abords des gares du Midi et du Nord, Yser, ainsi que les Étangs Noirs.

Des interdictions étendues à toute la Région

Le nouvel arrêté établit également des règles communes sur l’ensemble du territoire bruxellois. Il prévoit notamment l’interdiction des engins pyrotechniques, souvent utilisés contre les forces de l’ordre et les services de secours, ainsi que l’interdiction de la vente de protoxyde d’azote, sauf pour les ventes destinées aux professionnels.

Dans les 19 hotspots, plusieurs restrictions déjà en place ont été maintenues. Il demeure interdit de se rendre dans ces quartiers pour acheter de la drogue, de consommer de l’alcool sur la voie publique ou de vendre de l’alcool à emporter entre 22h et 6h, sauf dans les établissements horeca. Les policiers y sont également autorisés à procéder à des contrôles d’identité, des saisies administratives et des fouilles de sécurité, 24 heures sur 24, dans le cadre des dispositions légales.

Des couvre-feux possibles en cas de menace grave

Parmi les nouveautés, chaque hotspot fera désormais l’objet d’une évaluation tous les trois mois par le bourgmestre concerné. Celui-ci aura la possibilité de demander l’ajout ou le retrait d’un quartier de la liste en fonction de l’évolution de la situation.

En cas de menace grave, les bourgmestres pourront également mettre en place des mesures supplémentaires dans ces périmètres, notamment restreindre la circulation aux riverains, interdire les rassemblements, imposer la fermeture nocturne de certains établissements ou instaurer un couvre-feu. Des limitations de vitesse pourront également être décidées.

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