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Le keffieh, symbole de terrorisme selon Georges-Louis Bouchez

Le keffieh, symbole de terrorisme selon Georges-Louis Bouchez

Le libéral était à Forest mercredi soir pour une conférence du MR avec Boris Dilliès, ministre-président de la Région bruxelloise, et Loubna Azghoud, cheffe du groupe MR au Parlement bruxellois. Lors de cette soirée, le président du parti a présenté une analyse succincte des mobilisations pro-palestiniennes à travers la Belgique.

La rencontre du 21 octobre a abordé des thèmes tels que la propreté, l’assainissement de l’administration jugée trop lourde et la sécurité dans l’espace public. L’invitation à l’événement indiquait que les trois participants « vous expliqueront clairement comment nos réformes vont rendre Bruxelles plus propre, plus sûre et mieux gouvernée. Ils seront à votre disposition pour échanger sur les actions concrètes menées pour notre capitale ».

Dans un extrait diffusé sur X par le politologue Grégory Mauzé, Georges-Louis Bouchez a critiqué les manifestants pour « crier des slogans à la con, ‘de la rivière à la mer’, sans réaliser qu’on prône la destruction d’Israël et donc la destruction d’un peuple, de se balader avec un keffieh qui était quand même le symbole de terroristes reconnus, d’en permanence avoir le drapeau palestinien comme si c’était la lutte ultime pour la liberté, alors que c’est certainement un des endroits de la planète où il y a le moins de liberté individuelle ».

Des raccourcis historiques

Plusieurs points relèvent de l’interprétation de Bouchez dans cet extrait, à commencer par le slogan « de la rivière à la mer », lui-même raccourci de la formule complète « From the river to the sea, Palestine will be free ». Cette formule est effectivement utilisée depuis le début de la guerre entre Israël et la Palestine.

Initialement, le slogan est apparu dans les années 60 avec l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui demandait un État unique allant de la Méditerranée au Jourdain et englobant la Palestine. Il a été repris à partir des années 70 par le Likoud, parti israélien présidé par Benyamin Nétanyahou. Là intervient l’idée que cet État sera sous uniquement « la souveraineté israélienne », rappelle Libération. Enfin, l’idée revient dans les principes généraux du Hamas lors de sa création à la fin des années 80. Cette fois-ci, il défend un territoire entièrement palestinien, sans concession.

Concernant le keffieh, il s’agit avant tout d’un foulard qui trouve ses origines en Irak et est devenu très populaire en Palestine. Il permettait initialement d’identifier le statut social avant de finalement se généraliser après la Nakba et la création de l’État d’Israël en 1948, en permettant de dissimuler son identité face aux autorités britanniques, devenant ainsi le symbole de la lutte palestinienne. De nombreuses figures politiques palestiniennes l’ont porté publiquement.

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