Pour sécuriser les 10 milliards d’euros nécessaires au budget national, le Premier ministre Bart De Wever envisage une nouvelle approche qui limiterait les prestations pour les personnes en congé maladie en raison d’un burn-out à une durée de deux ans. Cette proposition doit être discutée au sein du gouvernement fédéral, mais suscite déjà des inquiétudes.
Retour au travail ou recherche d’un soutien alternatif
Selon De Standaard et Knack, les personnes concernées par cette mesure devraient soit reprendre leur emploi, soit demander d’autres formes d’assistance, comme le revenu d’intégration octroyé par le Centre public d’action sociale (CPAS), une fois la période de deux ans écoulée.
Cette question est de plus en plus pertinente, puisque l’année dernière, il y avait 580 000 personnes en situation de handicap en Belgique, dont près d’un quart étaient déclarées souffrir de burn-out ou de dépression.
Une mesure « contre le principe de la sécurité sociale »
La proposition devrait rencontrer l’opposition du parti socialiste flamand, Vooruit. Dans des déclarations à L’Echo, les Mutualités Libres ont également critiqué la mesure, la qualifiant de « contraire au principe de la sécurité sociale », plaidant plutôt pour un meilleur soutien aux patients.
Ce sujet pourrait être abordé lors d’un prochain conseil des ministres restreint prévu pour ce mercredi. Cependant, après la réunion infructueuse de la semaine dernière, un accord budgétaire rapide semble peu probable.