Delcy Rodriguez, présidente par intérim du Venezuela, a accueilli le ministre portugais de l’Économie et de la Cohésion territoriale, Manuel Castro Almeida, au Palais de Miraflores, ce lundi, afin de renforcer la collaboration commerciale et financière entre Caracas et Lisbonne, rapportent des sources.
Cette rencontre s’inscrit dans ce que Caracas qualifie de contre-offensive souveraine visant à diversifier et à renforcer ses alliances stratégiques sur la scène internationale.
Le ministre Manuel Castro Almeida a dirigé une délégation visant à approfondir les liens commerciaux et de coopération entre les deux pays.
Lors des discussions, les responsables ont examiné des mécanismes concrets pour élargir les échanges commerciaux et financiers au bénéfice de leurs populations. La relation, qualifiée de longue date par les deux gouvernements, n’a pas encore atteint son plein potentiel commercial, freiné par des restrictions financières extérieures affectant la capacité du Venezuela à transiger avec des partenaires européens.
La présence d’Almeida à Caracas témoigne d’une volonté mutuelle de surmonter ces restrictions et de raviver les flux commerciaux entre les économies.
Cette réunion contribue à un agenda commercial plus large. Le Venezuela cherche activement à restaurer des relations politiques et diplomatiques internationales, incluant maintenant le Portugal comme partenaire européen engagé directement avec le pays.
Cette visite représente un moment crucial pour les efforts d’amélioration de cet agenda commercial, symbolisant des efforts supplémentaires dans la reconstruction de la position internationale et des réseaux commerciaux du Venezuela.
Avant cette réunion, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères et du Commerce international, Oliver Blanco, a échangé avec Almeida afin de renforcer la coopération stratégique et de promouvoir le développement économique.
Au total, 37 entreprises européennes étaient présentes, cherchant à établir des relations d’affaires dans des secteurs tels que l’énergie, la construction et la technologie, favorisant des opportunités de transfert de technologie et de progression industrielle durable.
Défi aux sanctions unilatérales
La visite d’un haut responsable européen au Palais de Miraflores revêt une signification politique considérable. Cette réunion a eu lieu malgré des mesures coercitives unilatérales imposées par Washington et ses alliés, révélant les limites de la stratégie d’isolement envisagée.
La politique étrangère du Venezuela repose sur la multipolarité, un principe qui sous-tend ses relations internationales et vise à établir des liens avec des nations d’Europe et d’Amérique latine, créant ainsi une alternative à un monde unipolaire. La visite portugaise marque des avancées vers cet objectif.
Malgré des liens historiquement profonds entre Caracas et Lisbonne, ceux-ci ont été entravés par des restrictions financières. Cependant, les deux parties affichent désormais un engagement à surmonter ces barrières par le biais d’une coopération renforcée.
Cette rencontre illustre un changement vers le renforcement des liens politiques et diplomatiques que le Venezuela forge à l’échelle mondiale. Elle démontre l’échec des tentatives des puissances occidentales d’isoler le Venezuela alors qu’il reconstruit ses alliances.
Cette collaboration suggère une expansion des échanges et une augmentation de la coopération politique entre les deux pays, ouvrant la voie à des accords substantiels en matière d’investissement et de commerce comme envisagé par les deux gouvernements.
La prochaine étape confirmée reste des interactions axées sur le développement des intérêts économiques mutuels et l’expansion des relations bilatérales.