Aujourd’hui: Nov 04, 2026
Les finances publiques belges risquent l'insoutenabilité d'ici 2031 sans réformes structurelles.

Les finances publiques belges risquent l’insoutenabilité d’ici 2031 sans réformes structurelles.

Les finances publiques de la Belgique pourraient suivre une trajectoire « insoutenable » d’ici 2031, à moins que des réformes structurelles ne soient mises en œuvre, selon un rapport du Bureau fédéral du Plan. Cet avertissement a été émis mardi à la suite de la publication d’un rapport de l’OCDE appelant la Belgique à améliorer sa situation financière.

Baudouin Regout, le Commissaire au Plan, a noté que le vieillissement de la population et la montée des taux d’intérêt exercent une pression croissante sur le budget de l’État. Les dépenses publiques continuent d’augmenter, principalement en raison du coût de la dette, tandis que les recettes fiscales sont minées par des problèmes tels que l’évasion fiscale.

Sur les quelque 300 milliards d’euros alloués aux dépenses publiques, près de 147 milliards sont destinés à la sécurité sociale. Le Bureau du Plan a souligné que ces fonds financent principalement les retraites, les soins de santé et les mécanismes de redistribution.

Le vieillissement démographique remet en question la stabilité financière

La population vieillissante constitue l’un des principaux défis auxquels la Belgique est confrontée. Le ratio des personnes de plus de 67 ans par rapport à celles en âge de travailler se dégrade, entraînant des dépenses accrues liées aux retraites et aux soins de santé.

Les projections suggèrent que les dépenses liées au vieillissement, qui représentaient environ 21 % du PIB au début des années 2000, pourraient atteindre 26 % d’ici 2031. Regout a souligné que cette tendance était prévisible depuis un certain temps et exigeait une planification plus proactive.

Trouver dix milliards d’euros d’économies s’avère difficile

Le Bureau du Plan a également mis en avant les difficultés du gouvernement fédéral à atteindre l’objectif d’économies de 10 milliards d’euros fixé par la coalition Arizona. Après prise en compte des dépenses de sécurité sociale, du remboursement de la dette et des transferts aux Régions, Communautés et à l’Union européenne, le budget disponible se monte à un peu plus de 40 milliards d’euros.

Environ 10 milliards de ce montant sont déjà affectés aux salaires des employés du secteur public, notamment dans les secteurs de la défense, de la justice et de la police. Par conséquent, la marge de manœuvre pour d’autres économies est limitée. Regout a averti contre des coupes qui pourraient nuire à l’investissement public, jugé essentiel pour maintenir la productivité et la croissance économique en Belgique.

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