Aujourd’hui: Août 28, 2026
Le procureur de Bruxelles alerte sur la violence croissante dans le conflit lié au trafic de drogue

Le procureur de Bruxelles alerte sur la violence croissante dans le conflit lié au trafic de drogue

« Tout citoyen peut se faire tirer dessus », avertit le procureur de Bruxelles concernant la violence des gangs

« Tout citoyen peut se faire tirer dessus. Cela ne va pas se calmer », a mis en garde Julien Moinil, le procureur du Roi à Bruxelles, lors d’une conférence de presse vendredi, axée sur la récente vague de violence liée au trafic de drogue. Environ 150 fusillades ont été enregistrées depuis l’attaque à main armée du 5 février 2025 à la station de métro Clémenceau.

Accompagné de Jurgen De Landsheer, le chef de la zone de police Bruxelles-Midi, et d’Éric Jacobs, directeur de la Police Judiciaire Fédérale de Bruxelles, Moinil a détaillé les événements récents, les réponses judiciaires et les diverses préoccupations.

Cette vague de violence, qui a débuté le 20 août 2025, semble provenir de conflits entre deux groupes impliqués dans la vente de drogue. Au cours des dernières semaines, trois personnes ont été arrêtées en lien avec les fusillades, et environ 100 tireurs ont été détenus depuis l’escalade de la violence. À ce jour, aucun lien établi n’existe entre ce conflit et les fusillades ayant visé le poste de police d’Anderlecht le week-end dernier.

« Ils ont touché un point sensible : un poste de police », a souligné Moinil, précisant que bien qu’aucune blessure n’ait été signalée, il souhaitait mettre en lumière les dangers auxquels les policiers font face au quotidien. Il a assuré aux forces de l’ordre le soutien du parquet.

Moinil a salué les efforts des forces de police locales et fédérales, mais a appelé à un investissement structurel accru. Le personnel actuel du parquet comprend 49 magistrats sur un idéal de 63. Il a réitéré les demandes de renforcement des effectifs d’enquêteurs dans la police judiciaire fédérale ainsi que l’installation de dispositifs de brouillage à la prison de Haren, notant qu’au moins un cerveau actif depuis l’intérieur de la prison a été définitivement identifié.

« La solution ne doit pas seulement venir du département de la Justice », a insisté Moinil, plaidant pour une mobilisation des secteurs social et de la santé également. Il a proposé de mettre sur pied une cellule de crise dirigée par le Premier Ministre.

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