Pierre Briot, le père d’Aurore, 21 ans, qui fréquente le centre quatre jours par semaine, a souligné les défis auxquels sont confrontées les familles d’enfants à besoins spécifiques. « Elle est atteinte d’autisme sévère. Nous avons eu la chance de trouver un centre qui offre respect, bienveillance et un environnement accueillant. Quand je dépose ma fille le matin, elle me pousse vers la sortie. À 21 ans, elle ne parle pas, mais elle me donne un petit coup dans le dos pour me dire : ‘Vas-y, c’est mon moment. Tu me prends mon temps avec mes éducateurs,’ » a-t-il fait remarquer. Sans le soutien du centre À Mi-Chemin, Briot craint un changement radical de mode de vie. « Je n’ai pas de plan B… Je ne peux désigner un autre centre où une place serait disponible pour elle. Je n’ai rien. Ce qui va se passer, c’est que ma femme devra arrêter de travailler, et je vais probablement devoir prendre un deuxième emploi et augmenter mes heures de travail. »
Cette organisation à but non lucratif est accréditée par l’Agence wallonne pour une vie de qualité (Aviq) mais ne reçoit pas de subventions régulières. Depuis ses débuts, elle s’est principalement appuyée sur des dons, des parrainages et des subventions ponctuelles. Cependant, le centre est actuellement confronté à une crise financière. « Nous pouvons maintenir les opérations jusqu’à la fin septembre, » a expliqué la directrice Sylvie Delsaut. « Maintenant, les besoins sont énormes. Pour finir l’année, nous avons besoin de 70 000 euros. Sans aide, dans un mois et demi, nous ne pourrons plus maintenir les places ouvertes pour les familles. » L’organisation et les parents font donc appel à un soutien immédiat pour continuer à offrir leurs services. De plus, certains parents ont lancé une pétition en ligne sur le site du Parlement wallon.