Ahmed Laaouej, ministre bruxellois des Pouvoirs locaux et président du Parti Socialiste (PS) bruxellois, a qualifié la menace faite par le parti libéral MR de bloquer une partie significative du financement de l’association régionale de logement BGHM de simple « tactique de diversion ». Laaouej a affirmé que « personne ne se laisse duper » par cette manœuvre.
Il a souligné que les déclarations du président du MR coïncident avec une période de sondages, suggérant qu’elles servent à distraire l’attention sur la nécessité pour Arizona—un responsable financier—de trouver 10 milliards d’euros. « Bruxelles a besoin d’une bonne gouvernance et ne doit pas s’enliser dans des polémiques inutiles », a déclaré Laaouej dans une interview accordée à la radio francophone Bel RTL lundi matin.
131 millions d’euros de financement en jeu
Laaouej a rappelé que l’accord de gouvernement bruxellois, signé par le MR et le PS, comprend des plans pour refinancer la BGHM. Bloquer la première tranche de 131 millions d’euros d’un total de 400 millions d’euros répartis sur quatre ans, une menace proférée par le président du MR jeudi dernier, laisserait certains entrepreneurs avec des factures impayées, selon Laaouej.
Les libéraux francophones retardent l’investissement pendant que le PS permet à Lotfi Mostefa de rester président de l’organisation de logement social Anderlechtse Haard. Mostefa fait face à des allégations de clientélisme et de pression lors de l’attribution de logements sociaux, soulevées dans un rapport de l’émission Pano de la VRT.
Cependant, le PS dément ces allégations. Laaouej a soutenu qu’une enquête parlementaire a été menée à ce sujet, et qu’une enquête judiciaire est en cours. « Il (Mostefa) se déclare innocent. Il a fait preuve de transparence en interne et a fourni les informations nécessaires », a déclaré le ministre à la radio.
Anderlechtse Haard sous surveillance
La société de logement social Anderlechtse Haard est sous le feu des critiques après que son président Lotfi Mostefa (PS) ait été accusé de clientélisme et d’ingérence politique.