La startup allemande Furo sécurise 4 millions de dollars de financement et souligne l’importance du marché européen
La startup allemande Furo, spécialisée dans les logiciels pour systèmes de stockage de batteries industrielles, a réussi à lever 4 millions de dollars de financement principalement auprès d’investisseurs américains. Cette réalisation intervient juste un an après sa fondation, soulignant la conviction des fondateurs selon laquelle leur retour de la Silicon Valley en Allemagne contribue à leur croissance, affirmant que leur décision de quitter les États-Unis a été bénéfique.
Furo compte déjà parmi ses clients des entreprises notables telles que la compagnie ferroviaire allemande Deutsche Bahn. La cofondatrice Lena Sophia Voß a précisé que l’entreprise progresse plus rapidement en Europe que ce qu’elle aurait pu connaître si elle était restée aux États-Unis.
La startup opère en tant que Delaware C Corporation et bénéficie du soutien de TQ Ventures et des Sandberg Bernthal Venture Partners de Sheryl Sandberg. Ses origines sont liées au Centre pour la Technologie Numérique et la Gestion (CDTM) à Munich, affilié à leur université d’origine, la TU Munich. Voß, accompagnée de ses co-fondateurs Leonie Wagner et Simon Wittner, a su tirer parti de ses connexions académiques pour accéder à l’écosystème du capital-risque américain.
A la création de Furo, les fondateurs ont constaté l’urgence de résoudre la problématique des coûts élevés de l’électricité pour les entreprises industrielles en Europe, une préoccupation particulièrement ressentie en Allemagne dans le cadre des crises énergétiques en cours. Voß a noté qu’opérer à partir des États-Unis s’est avéré délicat, car la distance géographique limitait leur capacité à interagir efficacement avec les clients.
Voß a souligné l’importance de la proximité des réseaux pour les entreprises en phase de démarrage, indiquant que leurs connexions en Allemagne leur ont facilité les introductions auprès de clients initiaux et ont fourni un soutien opérationnel et un mentorat. De plus, le coût d’embauche de talents techniques en Allemagne, qui est relativement inférieur à celui des États-Unis, a encore renforcé leur croissance. Elle a expliqué que le budget salarial de Furo est à la limite haute pour l’Allemagne, mais demeure néanmoins plus économique que des postes équivalents aux États-Unis.
En outre, Voß a affirmé que la qualité des talents en Allemagne est comparable à celle des États-Unis, tandis que la concurrence avec les grandes entreprises technologiques est moins intense, ce qui facilite les efforts de recrutement. Les fondateurs maintiennent également leurs connexions aux États-Unis, voyageant plusieurs fois par an pour échanger avec des investisseurs et explorer de nouvelles opportunités de financement.
Le parcours de Furo illustre l’évolution du paysage pour les startups internationales et souligne l’importance croissante des marchés européens pour l’innovation et l’investissement.