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Le gouvernement bruxellois confronté à des défis pour ajuster les règles de la zone à faibles émissions après un avis critique du Conseil d'État

Le gouvernement bruxellois confronté à des défis pour ajuster les règles de la zone à faibles émissions après un avis critique du Conseil d’État

Alors que la vie politique reprend à Bruxelles ce mois de septembre, des problèmes de longue date se retrouvent à nouveau sous les projecteurs, notamment la zone de basse émission (ZBE) et l’évaluation retardée du plan de mobilité Good Move.

Depuis le 1er janvier, environ 25 000 conducteurs de véhicules diesel Euro 5 et de véhicules à essence Euro 2 se voient interdire l’accès à la capitale belge. Ceux qui négligent cette réglementation s’exposent à des sanctions. Cependant, le gouvernement bruxellois a décidé cet été de remplacer les amendes standards, applicables quatre fois par an, par un pass annuel unique d’un montant de 350 €.

La semaine dernière, le Conseil d’État a émis un avis critique concernant cette décision : bien qu’un pass annuel puisse être permis, il ne doit pas avoir d’impact négatif sur la qualité de l’air ou la santé des habitants de Bruxelles. Steven Van Garsse a souligné que le conseil craint que des automobilistes ne préfèrent payer les 350 € plutôt que d’investir dans un véhicule écologique ou d’utiliser les transports en commun. Il a cité le mandat constitutionnel qui stipule que les protections sanitaires ne doivent pas régresser.

La Secrétaire d’État Ans Persoons (Vooruit), en charge de la politique environnementale, se voit désormais confier la tâche de démontrer à l’aide de données et d’analyses que la ZBE peut être ajustée pour des raisons d’équité sociale sans compromettre la santé des citoyens bruxellois. Van Garsse a reconnu la difficulté de ce défi, car le Conseil d’État indique que les propriétaires de véhicules polluants sont conscients depuis huit ans de la nécessité de remplacer leurs véhicules. Persoons a également toujours affirmé la nécessité d’une législation solide, qui ne puisse pas être contestée par la suite devant la Cour constitutionnelle. Malgré les obstacles, Van Garsse estime qu’avec une meilleure justification, il pourrait être possible d’atteindre une nouvelle décision sur la ZBE qui équilibre préoccupations sanitaires et facteurs socio-économiques.

Calendrier de Good Move

Les questions automobiles se sont également invitées lors de la réunion du Conseil des ministres bruxellois jeudi, où le calendrier du nouveau plan Good Move a été discuté. Ce plan de mobilité reste source de divisions, particulièrement entre les partis Groen et MR. Van Garsse a remarqué que cette semaine a vu réapparaître des défis bien connus. Le gouvernement a proposé un compromis, mais avant qu’un nouveau plan puisse être établi, l’ancien doit être évalué, comme le prévoit une ordonnance bruxelloise de 2013. Elke Van Den Brand vise à respecter ces étapes procédurales, mais le MR pousse pour un calendrier plus rapide.

En conséquence, la proposition a maintenant été reportée quatre fois. Van Garsse a noté : “Si chacun reste ancré dans ses positions, une solution sera difficile à trouver. La négociation rapide de l’accord de coalition n’a clairement pas été suffisamment discutée, et aucun calendrier n’a été établi. Cela complique la recherche d’un accord rapide.”

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