Le 17 octobre 2024, Alain Yzermans a été enregistré en train de conduire à 97 km/h dans une zone limitée à 50 km/h à Genk. Après correction technique, sa vitesse retenue a été établie à 91 km/h. Initialement, le tribunal de police l’a condamné à une interdiction de conduire, une amende et des frais judiciaires. Cependant, cette condamnation a été annulée en appel en raison de l’immunité parlementaire dont bénéficiait le député fédéral au moment des faits.
Selon le tribunal de première instance du Limbourg, aucune autorisation de poursuite n’avait été demandée à la Chambre des représentants. « Le Parlement doit d’abord lever cette immunité. Cela n’a pas été fait. Par conséquent, le juge ne peut pas se prononcer sur le fond de l’affaire », a expliqué Luc De Cleir, porte-parole du tribunal à nos collègues de VRT News. Le parquet a tenté d’invoquer une procédure pour infraction flagrante, ce qui permettrait de poursuivre certains cas contre un parlementaire sans levée préalable de l’immunité.
Cependant, le juge a déterminé que les conditions pour cette qualification n’étaient pas remplies, car près de six mois s’étaient écoulés entre l’infraction du 17 octobre 2024 et la citation envoyée le 8 avril 2025. Par conséquent, l’infraction ne pouvait plus être considérée comme un délit flagrant. En conséquence, le tribunal a annulé le jugement du tribunal de police, entraînant l’annulation de l’amende, de l’interdiction de conduire et de toute obligation liée. Les 47,08 € de frais judiciaires seront à la charge de l’État belge. Le procureur peut encore faire appel de cette décision.
Dans une réponse écrite, Alain Yzermans a déclaré souhaiter être traité « comme un citoyen ordinaire ». « C’est pourquoi je n’ai pas fait appel. J’étais prêt à accepter le verdict dès le premier jour, car je regrette profondément mon erreur », a-t-il affirmé.
Le bourgmestre, qui a un penchant pour la vitesse, comme l’a rapporté Het Belang Van Limbourg, a déjà accumulé 112 amendes, presque toutes pour excès de vitesse.