Antwerp – 19 janvier 2026 – Le bourgmestre d’Anvers, Bart Van Doesburg, a obtenu l’approbation du tribunal pour interdire les manifestations des manifestants pro-Palestine sur la Grote Markt. Ce jugement confirme l’autorité du bourgmestre à restreindre les rassemblements dans cette place historique pour des raisons de sécurité publique, rapportent des sources judiciaires.
Une décision récente de la cour d’Anvers a confirmé le pouvoir du bourgmestre Bart Van Doesburg d’interdire les manifestations pro-Palestine sur la Grote Markt, la place centrale historique de la ville. Le bourgmestre avait déjà émis plusieurs interdictions à la fin de l’année 2025, invoquant des risques pour l’ordre public en raison des tensions croissantes liées aux conflits au Moyen-Orient. Les manifestants ont affirmé que ces restrictions violaient le droit de réunion, mais les juges ont maintenu les mesures en se basant sur les réglementations locales établies.
Détails de l’arrêt du tribunal et base légale
Le Raad van State, la plus haute cour administrative de Belgique, a examiné les recours des groupes pro-Palestine contre les décrets du bourgmestre Van Doesburg. Les jugements rendus le 15 janvier 2026 ont suspendu les revendications des manifestants, confirmant la légalité des interdictions en vertu du Règlement de Police d’Anvers de 2005. Ces règles confèrent aux bourgmestres la discrétion de limiter les événements dans des espaces publics sensibles en cas de menaces pour la sécurité.
Les précédentes interdictions ciblaient des rassemblements hebdomadaires prévus par des comités locaux de solidarité avec la Palestine. Les rapports de police documentaient des incidents antérieurs impliquant des contre-manifestations, des confrontations verbales et des perturbations de la circulation autour de la Grote Markt. La cour a noté des preuves suffisantes de potentiel désordre, mettant l’accent sur la prévention plutôt que sur l’accommodement.
Le bourgmestre Van Doesburg a cité l’article 137 du nouveau Code civil belge et des règlements municipaux permettant des restrictions proactives. Les décisions s’appliquent spécifiquement à la Grote Markt, épargnant d’autres lieux comme la Groenplaats.
Contexte des manifestations pro-Palestine à Anvers
Les manifestations pro-Palestine ont augmenté à Anvers suite à l’escalade de la guerre Israël-Hamas en octobre 2023. Des groupes comme la Palestine Campaign et des associations musulmanes locales ont organisé plus de 50 événements d’ici mi-2025, attirant des milliers de participants. Les premiers permis autorisaient des marches pacifiques, mais les autorités ont observé des schémas de slogans qui augmentaient les tensions dans les quartiers juifs à proximité.
La population diverse d’Anvers, comprenant la plus grande communauté juive orthodoxe d’Europe en dehors d’Israël, a exacerbé les sensibilités. Les manifestations passées comportaient des drapeaux, des banderoles et des discours critiquant les politiques israéliennes, provoquant des rassemblements de soutien pro-Israël. La police a dû intervenir à 12 reprises en 2025 pour prévenir des affrontements.
La Grote Markt, un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO qui accueille des marchés et des touristes, est devenue un point focal en raison de sa visibilité. Les organisateurs l’ont choisie pour son impact symbolique, mais les limites de capacité—pouvant accueillir 5 000 personnes debout—ont compliqué l’accès aux secours.
Mise en œuvre de l’interdiction par Van Doesburg
Le bourgmestre Van Doesburg, membre du parti N-VA depuis 2020, a imposé la première interdiction le 20 octobre 2025, pour une veillée pro-Palestine prévue. D’autres décrets ont couvert les mois de novembre et décembre, et leur application a été prolongée jusqu’en 2026 en raison des menaces persistantes. Chaque ordonnance spécifiait des durées, généralement de quatre heures, et des lieux alternatifs, comme le Stadspark.
La police a appliqué les interdictions à l’aide de barrières et de patrouilles, dispersant les petits groupes sans arrestations dans la plupart des cas. Un événement du 15 novembre a vu 200 manifestants redirigés paisiblement. Le bureau du bourgmestre a publié des justifications en ligne, citant des renseignements sur d’éventuels infiltrés de groupes radicaux.
Les débats au conseil municipal en décembre 2025 ont soutenu cette approche, les partis d’opposition interrogeant la proportionnalité tout en reconnaissant les données de sécurité.
Défis juridiques et arguments des manifestants
Des organisations pro-Palestine ont déposé des recours urgents, affirmant que les interdictions violaient l’article 11 de la Convention européenne des droits de l’homme garantissant les libertés de réunion. Les avocats ont soutenu que les interdictions manquaient d’évaluations individuelles des menaces et réduisaient de manière disproportionnée les voix des minorités. Des affidavits de soutien détaillant l’historique non-violent des événements passés ont été présentés.
Les requérants incluaient Intal et Vrede vzw, des groupes de paix établis, ainsi que des collectifs plus récents. Ils ont proposé des mesures d’autocontrôle, comme une réduction des effectifs et l’absence de amplifications pour atténuer les risques. Les dépôts devant le tribunal faisaient référence aux accommodements réussis dans les places de Bruxelles et de Gand.
Les juges ont rejeté ces recours, soulignant l’autonomie municipale dans la gestion des espaces. Les opinions dissidentes notées dans les tribunaux de première instance se concentraient sur l’obligation de dialogue avant de procéder à des interdictions générales.
Justifications de sécurité publique citées par les autorités
La police d’Anvers a compilé des dossiers montrant que 25 % des manifestations de 2025 nécessitaient des interventions, y compris des objets jetés et des trams bloqués. Les renseignements reliaient certains participants à des extrémistes détectés par la Sécurité de l’État. La configuration de la Grote Markt—entourée de halles de guilde et de cafés—limite les échappatoires en cas d’escalade.
Le bourgmestre Van Doesburg a souligné les impacts sur le tourisme, avec 8 millions de visiteurs annuels dépendant de l’accessibilité de la place. L’accès des véhicules d’urgence était réduit à une seule voie durant les rassemblements, retardant les interventions. La rue commerçante voisine, Meir, a rapporté des baisses de fréquentation de 15 % après des disruptions.
La ministre flamande de l’Intérieur, Annelies Verlinden, a soutenu des mesures similaires à l’échelle régionale, faisant référence à un cadre de 2024 pour le zonage des manifestations.
Sites alternatifs proposés aux manifestants
Les autorités municipales ont désigné le Franklin Rooseveltplaats et le parvis de la gare Antwerpen-Centraal comme sites approuvés. Ceux-ci peuvent accueillir de plus grandes foules avec une logistique policière améliorée. Un événement pro-Palestine prévu le 10 janvier 2026 à Rooseveltplaats s’est déroulé sans incidents et a attiré 1 500 participants.
Un soutien logistique a été fourni, comprenant du matériel audio gratuit et des procédures d’autorisation accélérées. Les retours des manifestants via les portails de la ville ont indiqué un accueil mitigé, saluant la capacité mais critiquant la distance avec le cœur de la ville.
Politiques comparatives de manifestations dans les villes belges
Bruxelles permet des marches pro-Palestine avec des itinéraires stricts évitant la place Schuman où se trouvent les institutions de