Le député bruxellois Bernard Clerfayt (DéFI) a proposé un bonus à l’emploi pouvant aller jusqu’à 600 € par an pour les travailleurs à faible revenu, comme l’a rapporté La Libre. Alors que la Flandre dispose déjà d’un système similaire et que la Wallonie prévoit d’en introduire un, Bruxelles risque d’être la seule région de Belgique à ne pas bénéficier de cet avantage financier. Depuis 2022, la Flandre accorde un « bonus à l’emploi » de près de 700 € par an, et la Wallonie anticipe un bonus allant jusqu’à 500 €, avec des paiements initiaux attendus en 2028.
Clerfayt soutient que cette disparité pourrait désavantager les résidents de Bruxelles. Un travailleur dans la capitale pourrait gagner plusieurs centaines d’euros de moins qu’un collègue basé en Flandre ou en Wallonie pour le même travail.
Un bonus destiné à 220 000 habitants de Bruxelles
Selon La Libre, la proposition du DéFI vise à offrir une aide annuelle maximale de 600 € pour les employés à temps plein percevant le salaire minimum. Montant qui diminuerait progressivement et cesserait au-delà d’un revenu brut mensuel de 3 700 €. Entre 180 000 et 220 000 résidents de Bruxelles devraient en bénéficier, avec des paiements effectués automatiquement, exonérés d’impôts et sans impacter certaines prestations sociales.
Le coût estimé de la mesure se situe entre 50 millions et 70 millions d’euros par an. Clerfayt compare cela aux 58 millions d’euros alloués par le gouvernement bruxellois pour réduire l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IPP), qu’il considère moins efficace pour promouvoir l’emploi.
Laurent Hublet, le ministre bruxellois de l’Emploi, a confirmé à La Libre que l’introduction d’un bonus à l’emploi est en cours d’évaluation. Cependant, il privilégie d’autres options, notamment un avantage fiscal pour certains habitants de Bruxelles éloignés de l’emploi et une nouvelle aide à l’embauche prévue pour 2027. Les montants de ces initiatives restent à déterminer, en attente des finalisations budgétaires.