En 2025, plus de quatre résidents bruxellois sur dix ont choisi d’acheter un bien immobilier en dehors de la capitale, selon des chiffres publiés jeudi par la Fédération des notaires (Fednot). Cette tendance contraste fortement avec le comportement des acheteurs des régions wallonnes et flamandes, qui restent principalement fidèles à leur zone d’origine.
Fednot rapporte que 43,6 % des acheteurs bruxellois ayant acquis un bien immobilier en 2025 ont franchi les frontières régionales. En revanche, 94,6 % des habitants de Wallonie ont effectué leurs achats dans leur propre région, tout comme 96,5 % des acheteurs flamands.
Les acheteurs bruxellois recherchent des logements au-delà de la capitale
Cette tendance est particulièrement marquée sur le marché de l’immobilier. Seuls 32 % des résidents bruxellois ayant acheté des maisons l’année dernière ont choisi de rester dans la capitale. La Flandre s’est imposée comme leur destination préférée, avec 43 % des acquisitions, contre 25 % en Wallonie.
Les prix de l’immobilier jouent un rôle crucial dans ces décisions. Selon Fednot, le prix moyen d’une maison à Bruxelles est d’environ 583 000 €, tandis qu’il s’élève à 380 000 € en Flandre et à seulement 270 000 € en Wallonie. Ces différences significatives incitent certains ménages à rechercher un logement au-delà des frontières de la capitale.
En plus des prix, la quête d’un environnement plus vert et des frais d’enregistrement réduits contribuent également à cette mobilité résidentielle.
Cependant, la situation est différente pour les appartements. Les résidents bruxellois restent largement attachés à leur région lorsqu’ils choisissent ce type de logement. En 2025, 86 % d’entre eux ont acheté leurs appartements dans l’une des 19 communes bruxelloises.
L’âge influence les changements d’achat régional
Une analyse des données par tranche d’âge révèle que les personnes âgées de 31 à 35 ans représentent une part significative de ceux qui achètent en dehors de leur région d’origine. Au niveau national, elles ont constitué 19 % de ces acheteurs en 2025, suivies des 36 à 40 ans avec 16 %, et des 26 à 30 ans avec 15 %.
À l’inverse, seulement 5 % des acheteurs âgés de 18 à 25 ans et ceux de 61 ans et plus ont quitté leur région d’origine pour des achats immobiliers.
Cette tendance est particulièrement marquée parmi les résidents bruxellois. Parmi ceux qui ont acheté une maison en dehors de la capitale, 26 % avaient entre 31 et 35 ans, tandis que ce groupe d’âge représentait également 17 % des résidents bruxellois ayant acquis un appartement dans une autre région.
Ces chiffres soulignent les différences frappantes entre les marchés immobiliers des trois régions. Alors que les acheteurs en Wallonie et en Flandre restent massivement dans leurs régions d’origine, les résidents bruxellois se tournent de plus en plus vers la Flandre et la Wallonie, notamment lorsqu’ils souhaitent acquérir une maison.