Une part importante de la main-d’œuvre belge exprime un désir de nouvelles opportunités professionnelles, comme le révèle l’enquête annuelle Talent Pulse réalisée en collaboration avec les prestataires de services RH Acerta et Stepstone. L’étude indique que 78,6 % des travailleurs belges actifs sont ouverts à explorer de nouvelles voies professionnelles. Cependant, les rapports signalent que de nombreux employés trouvent de plus en plus difficile de sécuriser de nouveaux postes rapidement.
Le désir de changement ne signifie pas action immédiate
Malgré le niveau élevé d’intérêt pour le changement d’emploi, les employeurs n’ont pas à craindre une vague de démissions imminente. La mobilité réelle au sein de la main-d’œuvre reste faible, avec l’insatisfaction au travail comme principal moteur de la recherche de nouvelles opportunités. « Cela ne signifie pas que les individus quitteront effectivement leurs postes », souligne Marijke Verbruggen, professeure en ressources humaines à la KU Leuven.
Le manque de défis, principal motif de changement
En détaillant les raisons du désir de changement de poste, plus de 40 % des répondants citent le manque de défis ou d’opportunités d’avancement comme leur principale motivation. Environ un tiers pense que les valeurs de leur entreprise ne s’alignent pas avec leurs croyances personnelles. En termes de rémunération, 31,1 % des participants ont exprimé leur insatisfaction quant à leurs salaires.
Les jeunes travailleurs, les plus enclins au changement
L’enquête met en lumière que l’inclination à poursuivre des changements de carrière significatifs est particulièrement marquée chez les jeunes employés. Près de 30 % des moins de 30 ans sont prêts à effectuer un saut de carrière dans l’année à venir, tandis que seulement 15 % des travailleurs de 50 ans et plus partagent cette disposition.