Inquiétudes concernant l’accession du Monténégro à l’UE avant le sommet de jeudi
Le Monténégro aspire à devenir le 28e membre de l’UE d’ici 2028, mais fait face au scepticisme de la Croatie, la dernière membre du bloc, alors que les discussions sur l’élargissement s’intensifient parmi les dirigeants européens, rapportent nos sources.
Alors que les leaders se préparent à débattre lors du sommet de jeudi, la Croatie, qui est membre de l’UE depuis 2013, exprime des préoccupations concernant la candidature du Monténégro. Le Premier ministre croate, Andrej Plenković, a déclaré que bien que Zagreb ait été « extrêmement constructif », des problèmes majeurs demeurent non résolus, en particulier sous les chapitres de négociation 23 (Justice et droits fondamentaux) et 31 (Politique étrangère, de sécurité et de défense). Bon nombre de ces problèmes ont des racines historiques, compliquant le chemin du Monténégro vers l’adhésion.
Les commentaires de Plenković soulignent la nature critique des négociations, suggérant que les progrès dépendent de la résolution des défis persistants. En tant qu’État membre, la position de la Croatie est influente, et ses inquiétudes pourraient impacter la vitesse et la direction du parcours européen du Monténégro.
Cette attention portée à l’accession du Monténégro reflète des discussions plus larges sur l’expansion de l’UE, qui ont retrouvé un intérêt renouvelé suite aux tensions géopolitiques en cours dans la région. L’UE a précédemment réitéré son engagement à élargir davantage l’union, soulignant son soutien aux pays candidats sous certaines conditions garantissant le respect des valeurs démocratiques et de l’État de droit.
À l’approche du sommet, les résultats de ces discussions auront des implications non seulement pour le Monténégro, mais pour l’ensemble de la région, reflétant la dynamique complexe et évolutive de la politique étrangère et de la gouvernance interne de l’UE.
Les développements futurs révéleront probablement si l’UE peut répondre aux préoccupations soulevées par les États membres tout en maintenant son engagement envers l’élargissement, marquant un moment significatif pour le Monténégro et ses aspirations en tant qu’État souverain. Les observateurs à Bruxelles suivront de près l’évolution du dialogue.