Quatorze nouveau-nés tués dans un incendie au service de gynécologie d’un hôpital à Islamabad au Pakistan
Dans un incident tragique survenu le 26 août 2026, quatorze nourrissons ont perdu la vie dans un incendie qui a éclaté au service de gynécologie de l’Institut Pakistanais des Sciences Médicales (PIMS) à Islamabad, rapporte 24brussels. Le feu s’est déclaré au troisième étage de l’hôpital Mère et Enfant à l’intérieur de l’établissement, mettant en lumière de graves défaillances en matière de sécurité et d’administration dans le système de santé publique.
Les circonstances entourant cet incident révèlent une négligence systémique. Des témoignages oculaires ont décrit des secouristes peinant à accéder au bâtiment rempli de fumée au milieu du chaos. Six camions de pompiers et quatre ambulances ont été dépêchés pour maîtriser l’incendie. Selon les autorités locales, le feu a été rapidement éteint, mais pas avant d’avoir causé la mort tragique des nourrissons.
La porte-parole du PIMS, Dr. Aneeza Jalil, a rapporté que sur les quinze bébés présents dans le service, un seul a été sauvé par le personnel médical. Le ministre de la Santé, Mustafa Kamal, a indiqué que l’incendie avait été déclenché par une « explosion dans le climatiseur », ce qui a entraîné la propagation rapide des flammes, alimentées par des bouteilles d’oxygène combustibles. Cet événement tragique souligne les inquiétudes concernant la vulnérabilité des nouveau-nés dans les établissements publics.
Les familles des victimes ont exprimé leur indignation face aux conditions dans lesquelles fonctionnait l’unité néonatale, des travaux de rénovation étant apparemment en cours dans le service. Malik Israr, un parent de l’un des nourrissons décédés, a critiqué la décision d’installer une unité si sensible dans une zone dangereuse en cours de construction. D’autres témoignages évoquent la panique et l’urgence ressenties par les mères, certaines ayant récemment donné naissance, qui se sont précipitées dans les escaliers de secours en pleine épreuve.
Fondé en 1985, le PIMS est le plus grand centre médical public d’Islamabad, mais la sécurité de telles institutions est remise en question à la lumière des menaces persistantes posées par une infrastructure inadéquate et des protocoles de sécurité laxistes au Pakistan. Le Premier ministre Shehbaz Sharif a ordonné une enquête sur l’incident, exigeant des comptes pour ceux qui sont responsables de ce qu’il a qualifié de situation « insupportable » impliquant des enfants.
Rejoignant ce sentiment, le président Asif Ali Zardari a qualifié cet incident de « perte déchirante et irréparable », appelant à une évaluation approfondie des responsabilités et à des réformes nécessaires des normes de sécurité dans les hôpitaux. Le président du Sénat, Syed Yousuf Raza Gilani, a condamné toute négligence en matière de sécurité comme inacceptable, plaidant pour des mesures substantielles pour prévenir de telles défaillances administratives à l’avenir.
L’Association Médicale Pakistanaise (PMA) a également publié une déclaration qualifiant l’incident de manifestation d’un échec administratif chronique et d’un manque de supervision réglementaire. La PMA a exigé des comptes décisifs pour les fonctionnaires négligents et des réformes immédiates pour remédier aux problèmes systémiques menaçant la sécurité des patients dans les établissements de soins de santé.
Les événements survenus au PIMS ont suscité une indignation générale et un nouvel appel à la réforme, alors que la communauté pleure la perte tragique de ses membres les plus vulnérables.