Aujourd’hui: Sep 01, 2026
De Smedt critique Demir pour avoir rejeté trop rapidement le bonus pour les enseignants de Bruxelles

De Smedt critique Demir pour avoir rejeté trop rapidement le bonus pour les enseignants de Bruxelles

Dirk De Smedt, le ministre bruxellois de l’Éducation du parti Anderlecht, a exprimé son regret suite à la décision de la ministre flamande de l’Éducation, Zuhal Demir, du N-VA, de rejetter la proposition d’une prime pour les enseignants à Bruxelles. « La prime bruxelloise fait partie d’un débat plus large sur les parcours professionnels qui doit absolument être mené, » a-t-il déclaré.

Lors d’une récente discussion avec BRUZZ, la ministre Demir a clairement indiqué qu’aucune incitation financière ne serait introduite pour attirer des enseignants à travailler dans le système éducatif néerlandophone à Bruxelles. Une telle prime pourrait potentiellement encourager les enseignants à enseigner dans la capitale, afin de répondre à la pénurie persistante d’enseignants qui demeure critique dans la région.

“Bruxelles bénéficie déjà de ressources supplémentaires,” a expliqué Demir. “De plus, nous constatons dans d’autres pays que de telles primes ne fonctionnent pas. Je ne peux pas obliger un enseignant à déménager de Hamont-Achel à Bruxelles.”

Débat sur les parcours professionnels

Selon le ministre De Smedt, classer la prime bruxelloise comme une solution impossible est “très à court terme.” Il a souligné : “Du secteur éducatif, il existe de nombreuses propositions pour répondre à ce problème. On ne peut pas simplement écarter l’option A (la prime bruxelloise) sans présenter une alternative. La prime bruxelloise s’inscrit dans un débat plus vaste sur les carrières qui nécessite une attention urgente,” a-t-il réitéré à notre équipe éditoriale.

Ce débat sur les carrières vise à aboutir à des mesures qui rendent la profession d’enseignant plus attrayante. Un entretien approfondi avec le ministre De Smedt sera publié par BRUZZ mardi, où il détaille les tensions entre les politiques éducatives flamande et bruxelloise.

“Je dois traduire la politique flamande à Bruxelles de la manière la plus efficace possible, mais cela devient difficile lorsque je suis informé à la dernière minute des mises en œuvre de politiques. Il y a un manque d’affinité pour le contexte bruxellois en Flandre,” a-t-il commenté dans l’entretien.

“Demir aurait pu facilement indiquer que la discussion sur les parcours professionnels—qui, malheureusement, est en suspens depuis bien trop longtemps—est toujours d’actualité. Au lieu de cela, elle rejette immédiatement la prime bruxelloise,” a ajouté De Smedt.

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