Aujourd’hui: Oct 29, 2026
À partir du 1er novembre, conduire avec une interdiction judiciaire entraînera la confiscation du véhicule.

À partir du 1er novembre, conduire avec une interdiction judiciaire entraînera la confiscation du véhicule.

À partir du 1er novembre 2026, les conducteurs condamnés pour avoir pris le volant malgré une déchéance du droit de conduire prononcée par un juge s’exposent à une sanction supplémentaire : la confiscation de leur véhicule, rapportait VRT NWS le 20 octobre dernier.

Une loi adoptée en mars dernier

La loi du 3 mars 2026 stipule que le juge doit prononcer la confiscation lorsque le conducteur est condamné pour avoir conduit malgré une interdiction judiciaire, à condition que le véhicule lui appartienne. Cependant, le juge peut décider de ne pas confisquer la voiture, à condition de justifier sa décision. Cette mesure ne conduit donc pas à une confiscation automatique lors du premier contrôle, mais s’inscrit dans le cadre d’une condamnation.

Le véhicule confisqué pourra être vendu au profit de l’État. Il est important de noter que cette règle ne concerne pas les infractions routières ordinaires : un simple excès de vitesse ne suffit pas à déclencher cette nouvelle sanction.

Les voitures de société échappent à la confiscation obligatoire

Néanmoins, cette mesure soulève une question d’enjeu : celle de la propriété du véhicule. Un conducteur roulant avec sa propre voiture, d’une valeur estimée à 3.000 euros, risque de la perdre. En revanche, un conducteur utilisant une voiture de société d’une valeur de 60.000 euros, appartenant à son employeur, ne sera pas soumis à cette confiscation obligatoire. Bien que l’infraction reste punissable, la sanction dépend du propriétaire du véhicule. Le député N-VA Wouter Raskin, à l’origine de la réforme, reconnaît cette limite et travaille sur une proposition complémentaire visant à sanctionner également les conducteurs qui roulent malgré une interdiction judiciaire au volant d’une voiture de société ou d’un véhicule en leasing.

Cette différence de traitement interpelle également sur les répercussions pour les proches. Dans certains ménages, la voiture est essentielle pour les déplacements de toute la famille, et sa confiscation pourrait donc pénaliser des personnes n’ayant pas commis l’infraction. Conduire malgré une déchéance judiciaire constitue une infraction grave : le conducteur enfreint une décision de justice et peut mettre en danger d’autres usagers. Reste à savoir si la confiscation du véhicule permettra réellement de prévenir la récidive.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Don't Miss