DéFI critique la représentation des manifestations estudiantines par le MR
Dans une récente déclaration, la présidente de DéFI, Sophie Rohonyi, a critiqué le Mouvement Réformateur (MR) pour leur représentation des manifestations estudiantines à Liège, Charleroi et Bruxelles. Elle a condamné une illustration publiée par le MR qui transformait une liste de fournitures scolaires pour y inclure des éléments tels que des cocktails Molotov et des feux d’artifice ciblant la police, soutenant qu’elle déforme injustement le portrait des manifestants étudiants pacifiques.
Rohonyi a souligné que la majorité des étudiants qui protestent pour leurs droits sont non-violents et souffrent actuellement des répercussions de la violence qu’ils n’ont pas commise. « Leur message est étouffé, leurs revendications sont mises de côté et leur mobilisation est discréditée. Devons-nous les tenir collectivement responsables des actions d’une minorité ? En utilisant une imagerie issue du contexte scolaire, qui concerne des mineurs, cette publication risque d’associer toute une tranche de la population à des comportements violents », a-t-elle déclaré dans son communiqué.
La cheffe de DéFI a également soulevé une préoccupation sur le plan légal concernant la communication du MR, suggérant qu’elle pourrait être examinée à la lumière des lois belges relatives à l’incitation à la discrimination ou à la haine basée sur l’âge, un critère protégé par la législation.
Rohonyi a conclu en affirmant que la liberté d’expression politique implique une responsabilité particulière dans le choix du langage et de l’imagerie, surtout lorsqu’elle provient d’un parti au pouvoir. « Être libéral signifie garantir le droit à la manifestation pacifique tout en respectant les forces de l’ordre et les commerces locaux, et en protégeant les jeunes de toute forme de stigmatisation collective », a-t-elle ajouté.
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