Ecolo a appelé les gouvernements du pays à mettre fin à leur « inaction » concernant le changement climatique et à investir davantage dans des mesures d’adaptation. Le même jour, le président du PS, Paul Magnette, a présenté plusieurs propositions pour améliorer les finances publiques avant les discussions sur le budget fédéral de 2027. Les deux partis d’opposition ont exprimé leurs préoccupations lors de leurs rassemblements politiques : le festival de l’écologie politique d’Ecolo au Domaine de Massembre et la Journée de la famille du PS à Adventure Valley à Durbuy.
Ecolo vise à investir 1 % du PIB
Environ 600 membres étaient présents lors de la rencontre au Domaine de Massembre, selon Ecolo. Les co-présidents Gilles Vanden Burre et Marie-Colline Leroy, élus six mois après la défaite significative de leur parti lors des élections de 2024, ont défendu l’urgence de privilégier l’adaptation au changement climatique.
Le duo a souligné un été caractérisé par des vagues de chaleur meurtrières, une sécheresse sévère et un incendie dans les Hautes Fagnes. Les dirigeants écologistes ont critiqué les autorités pour leur manque de réponse politique face à ces événements.
« La Belgique n’est pas suffisamment préparée aux conséquences du changement climatique, » ont-ils déclaré. Par conséquent, Ecolo exige que le gouvernement « déclare une urgence climatique » et qu’il investisse annuellement 1 % du produit intérieur brut du pays dans « la protection, l’adaptation et la décarbonisation ».
Le parti estime cet investissement à environ 6 milliards d’euros chaque année. Selon Gilles Vanden Burre, ce montant doit être considéré comme une « assurance-vie collective » plutôt que comme une dépense supplémentaire.
Ecolo a proposé deux ensembles de mesures. Le premier, un « plan incendie », inclurait le refinancement des services d’incendie et de la Protection civile.
Le second, appelé « plan de refroidissement », vise à atténuer les impacts de la chaleur extrême sur la vie quotidienne. Cela impliquerait d’augmenter la verdure urbaine, d’adapter les bâtiments scolaires et de rénover les logements.
Marie-Colline Leroy a souligné les défis rencontrés par certaines familles lors des vagues de chaleur. « Cet été, des milliers de familles ont dû improviser et trouver des moyens de rester au frais : couvrir les fenêtres, protéger les enfants et prendre soin des proches âgés, » a-t-elle remarqué.
Les écologistes ont insisté sur la dimension sociale de l’adaptation. Ils soutiennent que tous les ménages n’ont pas les mêmes moyens pour protéger leur domicile, se rafraîchir ou se remettre des événements climatiques extrêmes.
« C’est l’économie qui doit s’adapter aux limites de notre planète, et non l’inverse, » a affirmé Gilles Vanden Burre. Les co-présidents ont également contesté le terme « catastrophe naturelle », arguant que les crises climatiques actuelles sont liées aux activités humaines.