Le Conseil d’État a annulé le permis intégré accordé au parc d’attractions Walibi en août 2022, suite à un recours de l’association « Les Versants de la Dyle. » Ce groupe a demandé un suivi plus régulier des « nuisances sonores » générées par le parc. Dans sa décision, la Commission des Recours des Installations Commerciales (CRIC), qui avait délivré le permis, a erronément désigné Walibi comme un « restaurant », alors qu’il s’agit en réalité d’un parc d’attractions. Les deux parties ont convenu qu’il s’agissait d’une « erreur de plume », mais elles ont divergé sur le terme approprié pour remplacer « restaurant. » Walibi soutenait qu’il convenait d’utiliser le pluriel « restaurants », tandis que les riverains arguaient qu’il fallait désigner l’établissement dans son ensemble.
Suite à cette décision, Walibi fonctionne sans le permis requis depuis la fin juin.
« La loi stipule que le parc peut continuer ses activités de manière illégale s’il ne cesse pas ses opérations, » a expliqué Denis Brusselmans, l’avocat représentant Les Versants de la Dyle. « Il est possible de demander une interruption des activités, mais la décision du Conseil d’État seule ne suffit pas. Un ordre judiciaire, comprenant potentiellement des amendes, est nécessaire pour stopper les opérations. Étant donné qu’une nouvelle décision de la Commission devrait intervenir prochainement—probablement avant la fin août—et considérant que la décision a été rendue juste avant la période de vacances judiciaires durant laquelle les tribunaux fonctionnent à capacité réduite, il a été jugé inopportun d’initier des procédures pour demander la cessation des activités du parc. Il est important de préciser que les riverains ne souhaitent pas mettre fin aux opérations de Walibi. »
Les habitants plaident pour un suivi plus régulier des niveaux sonores provenant des dispositifs situés sur leurs propriétés contiguës au parc, comme ils l’ont réitéré lors d’une réunion le 18 août.
En réponse à l’annulation, un représentant de Walibi a déclaré : « Le permis de juin 2022 a effectivement été annulé. Cependant, cela ne signifie pas que les attractions concernées fonctionnent sans permis ; le permis de mars 2022 demeure valide. L’affaire est actuellement examinée par la Commission des Recours, qui est l’autorité compétente en la matière et devra rendre une décision d’ici le 8 septembre. »