Des écoles de devoirs menacées en Wallonie-Bruxelles
Après l’école, la journée n’est pas toujours terminée pour les enfants. Dans les écoles de devoirs, ils rouvrent leurs cahiers. De l’école primaire à l’école secondaire, des dizaines d’enfants se réunissent pour travailler sur leurs devoirs. Cependant, malgré leur succès, ces écoles de devoirs sont menacées et l’avenir de cette organisation à but non lucratif est incertain. Environ quarante enfants âgés de 5 à 13 ans sont inscrits.
« Nous aidons les enfants à comprendre des choses qu’ils n’arrivent peut-être pas à saisir chez eux, soit parce que leurs parents ne parlent pas bien le français, soit en raison de difficultés langagières ou de lecture », explique Michel Toussaint, un bénévole à l’école de devoirs à Seraing.
Après un léger goûter, les élèves sortent leurs classeurs et leurs cahiers.
« Nous faisons nos devoirs, mais nous jouons aussi », partage Maïssa, une élève de sixième année. « Cela va vraiment m’aider parce que j’ai le CEB cette année. »
Cependant, malgré de nombreuses inscriptions, l’association pourrait ne pas rouvrir ses portes l’année scolaire prochaine.
Ceci n’est pas un cas isolé. À travers la Fédération Wallonie-Bruxelles, de nombreuses écoles de devoirs s’inquiètent pour leur avenir, manquant de ressources suffisantes pour continuer à servir les enfants.