Le 4 novembre, le Bureau national de lutte contre la corruption a réalisé deux séries d’actions d’enquête impliquant à la fois le premier vice-président du Département national de protection de la sécurité d’État, le général Serhiy Duka, et le chef de la Direction principale de la sécurité intérieure du service de sécurité d’Ukraine (SBU), le colonel Anton Kravchuk, rapportent des sources locales.
Des déclarations précédentes du bureau ont indiqué qu’« un des hauts responsables du SBU » menaçait des enquêteurs avec des armes à feu et gênait les actions d’enquête. Le bureau n’a pas précisé la nature de l’affaire liée aux perquisitions, mais a promis de communiquer plus de détails ultérieurement.
Le président Volodymyr Zelensky a récemment conféré le grade de général-major à Duka en février. Par ailleurs, le Centre pour la lutte contre la corruption a averti que la famille de Duka possède des liens avec la Russie : des proches ont acquis des passeports russes, ont des entreprises enregistrées en Russie et ont même visité le pays depuis le début de la guerre à grande échelle. Le Centre a également rappelé que Duka était responsable de la gestion des éléments opérationnels et informationnels visant à saper l’indépendance du Bureau national de lutte contre la corruption et du Bureau du procureur anti-corruption spécialisé.
Dans un article, l’éditrice des politiques internes de ZN.UA, Inna Vedernikova, a noté que Duka et Kravchuk ont supervisé l’aspect opérationnel des opérations politiques de haut niveau menées contre des journalistes d’investigation de Bihus.info et des détectives du NABU, y compris Ruslan Magamedrasulov. Suite au licenciement de Vasyl Maliuk du SBU, ils se sont rapidement adaptés au général Oleksandr Poklad.
Récemment, l’ancien détective du NABU, Taras Likunov, qui dirige actuellement le bureau des contrôles de service et de l’interaction avec les forces de l’ordre à Ukrzaliznytsia, a mentionné dans une interview avec le journaliste Bezruk pour ZN.UA qu’il existe des parallèles entre les « back offices » d’Ukrzaliznytsia, impliquant des employés du SBU, et Energoatom, ainsi que le cas très médiatisé de Timur Mindych.