GSK a annoncé un plan de restructuration qui pourrait entraîner la suppression de 1.217 emplois en Belgique, dont 735 postes de gestion et 482 rôles d’employés. Le Premier ministre belge Bart De Wever, le ministre fédéral de l’Emploi David Clarinval, le ministre-président wallon Adrien Dolimont, et le ministre wallon de l’Économie Pierre-Yves Jeholet ont publié une déclaration appelant la direction de GSK à « minimiser l’impact social » de ces licenciements.
Ce plan sera mis en œuvre sur une période de deux ans. Le processus, mandaté par la Loi Renault pour l’information et la consultation, a été engagé. GSK emploie actuellement environ 8.500 personnes sur ses sites de Wavre, Rixensart et Gembloux.
Réunion avec la direction
Les quatre ministres ont rencontré les représentants des employés, puis la direction de GSK, qui a « expliqué le contexte et les raisons de ses intentions, ainsi que les défis auxquels l’entreprise et le secteur dans son ensemble sont confrontés. » La direction a également exprimé son intention de rester active en Belgique, selon une déclaration du cabinet du Premier ministre. « Le gouvernement fédéral a souligné le strict respect de la Loi Renault, le ministre Clarinval s’assurant que l’information et la consultation avec les travailleurs se dérouleront complètement et dans les délais, » a poursuivi le communiqué.
Les ministres ont exhorté la direction à réduire au maximum l’impact social, à limiter le nombre de licenciements et à favoriser les départs volontaires. La direction a confirmé qu’elle vise à sécuriser l’avenir du site par le biais d’éventuels investissements. Une autre réunion sera programmée prochainement avec les syndicats et la direction.
« Au-delà du cas de GSK, cette annonce met en évidence la nécessité d’améliorer la compétitivité et de préserver les fondations de notre secteur pharmaceutique en Belgique. Notre objectif commun est de soutenir notre industrie et ses travailleurs, tant au niveau régional, fédéral qu’européen. L’industrie pharmaceutique est un pilier vital de l’économie belge, » a conclu le communiqué.
Réaction des syndicats
Selon le syndicat SETCa, cette restructuration s’inscrit dans une stratégie internationale qui inclut le transfert de certaines activités de production vers les États-Unis. Le syndicat remet en question les suppressions d’emplois, étant donné que les autorités publiques soutiennent la recherche et les opérations du groupe en Belgique. Le parti PTB a appelé GSK à rembourser toute aide publique reçue si l’entreprise procédait à des licenciements collectifs. Le parti cite des chiffres indiquant que GSK Biologicals a réalisé un bénéfice net de 2,4 milliards d’euros en 2025 et a alloué 5,7 milliards d’euros en rémunération des actionnaires, dont 3,3 milliards provenant de ses réserves. Il fait également référence à une estimation du syndicat CSC indiquant au moins 481 millions d’euros d’aides publiques et d’avantages fiscaux accordés à GSK pour la même année.