Les responsables bruxellois ont critiqué la ministre fédérale de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, pour sa décision de réduire encore le nombre de lits destinés aux demandeurs d’asile dans le cadre du ‘Brussels Deal’, passant la capacité de 2 000 à 1 000 places. L’annonce a été faite jeudi, après un premier plan qui avait déjà diminué le nombre de lits de 300, comme le rapporte De Morgen.
Le ‘Brussels Deal’, établi fin 2022, visait à remédier à l’insuffisance de capacité au sein du réseau régulier pour accueillir les demandeurs d’asile, en allouant 42 millions d’euros par an pour 2 000 places d’accueil. Les récentes réductions interviennent dans un contexte de baisse des chiffres sur les listes d’attente, que la ministre attribue à des critères opérationnels modifiés.
Le ministre des Finances, Dirk De Smedt, a qualifié cette décision de « désastre social », comme l’a rapporté De Morgen. Il a accusé Van Bossuyt de « jouer avec les statistiques » en changeant fréquemment les critères de la liste d’attente, ce qui, selon lui, conduira de nombreuses personnes à se retrouver sans abri. Il s’est dit inquiet que cette situation ne se résolve pas rapidement, prédisant que des personnes vulnérables finiraient à la rue.
Le ministre du Bien-être, Ahmed Laaouej, a également exprimé une forte condamnation lors d’une apparition sur RTBF’s La Première. Il a qualifié cette décision de « complètement irresponsable et inhumaine », soulignant qu’elle toucherait des centaines de personnes, dont des enfants, en période de canicule estivale. Laaouej a considéré ces coupes comme une « attaque directe contre Bruxelles » et a appelé les autres membres du gouvernement fédéral à reconsidérer cette décision.