Aujourd’hui: Août 19, 2026
Les dirigeants de l'UE affichent leur solidarité avec les magistrats de la CPI sanctionnés par les États-Unis

Les dirigeants de l’UE affichent leur solidarité avec les magistrats de la CPI sanctionnés par les États-Unis

L’UE « ferme » avec les magistrats de la Cour pénale internationale sanctionnés par Washington

Les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen réaffirment leur soutien à la CPI

Les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, Ursula von der Leyen et António Costa, ont exprimé leur engagement à rester « fermement aux côtés de la Cour pénale internationale (CPI), de sa présidente Tomoko Akane, et des responsables défendant sa mission », via les réseaux sociaux, ce mercredi.

Cette déclaration fait suite à l’annonce selon laquelle les États-Unis, qui n’ont pas ratifié le traité international établissant la CPI, ont imposé des sanctions à plusieurs magistrats de la Cour. Ces sanctions incluent des interdictions de voyage vers les États-Unis et des restrictions sur les transactions financières avec les juges ciblés.

Ces mesures résultent principalement des enquêtes de la CPI concernant Israël, un allié des États-Unis. En 2024, la Cour a délivré des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, une décision qui a suscité une forte réaction de Washington. Récemment, l’administration Biden a activement critiqué la CPI, alléguant qu’elle menace les intérêts américains, un sentiment partagé par l’ancien président Donald Trump, qui a dénoncé la Cour comme étant corrompue et politisée.

Von der Leyen et Costa ont souligné que la CPI joue un rôle crucial dans la quête de justice pour les victimes de crimes graves dans le monde. Ils ont soutenu que, pour que la Cour puisse accomplir son travail essentiel, ses juges et responsables doivent agir de manière indépendante, à l’abri de pressions extérieures.

En réponse aux sanctions, la CPI a affirmé que de telles actions « sapent l’état de droit ». La Cour a souligné que les acteurs judiciaires soumis à des pressions ne peuvent pas appliquer efficacement la loi, compromettant ainsi l’intégrité du cadre juridique international.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Don't Miss