Trump suspend les sanctions du Congrès contre la Russie au nom de l’« intérêt national »
Le décret exécutif de Trump suspend les sanctions
Donald Trump a signé un décret exécutif vendredi soir, suspendant l’application d’un paquet de sanctions contre la Russie établi par le Congrès. Le président a évoqué l’« intérêt national » dans sa décision, selon une déclaration de la Maison Blanche.
La loi en question, nommée d’après le défunt sénateur républicain Lindsey Graham de Caroline du Sud, est entrée en vigueur le 18 septembre. Elle ciblait ce qui est désigné comme la flotte clandestine de la Russie et comprenait des sanctions contre le président Vladimir Poutine et d’autres responsables russes. De plus, la législation conférait à Trump l’autorité d’imposer des droits de douane allant jusqu’à 100 % sur les cinq principaux importateurs de gaz et de pétrole russes, dont la Chine et l’Inde. Cela représentait la première action significative du Congrès contre Moscou depuis le retour de Trump au pouvoir.
À l’approche des élections de mi-mandat, l’atmosphère politique a évolué. Trump a annoncé un accord pour l’achat à grande échelle de diesel russe, visant à atténuer la hausse des prix du carburant exacerbée par les attaques américaines et israéliennes contre l’Iran à la fin février.
« J’exempte la mise en œuvre de telles sanctions, restrictions et tarifs prévus dans la loi Graham », a déclaré le décret exécutif. Cette directive lève spécifiquement les sanctions visant le gouvernement russe, ainsi que les restrictions financières, commerciales et les droits de douane sur les biens russes et d’autres pays s’approvisionnant en hydrocarbures en Russie.
Durant cette même période, les dirigeants de l’UE ont chargé la Commission européenne de développer des propositions pour répondre aux besoins financiers de l’Ukraine pour l’année à venir. Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a confirmé cette décision suite au sommet de l’UE tenu à Bruxelles.
Certaines États membres de l’UE ont plaidé pour une nouvelle discussion sur l’utilisation des actifs russes gelés, principalement détenus par Euroclear en Belgique. Cependant, la Belgique s’y est constamment opposée, invoquant des préoccupations concernant d’éventuelles implications financières et juridiques. Le Premier ministre Bart De Wever a récemment exprimé une « vision claire » concernant le financement, bien qu’il n’ait pas donné de détails spécifiques.
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