Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, nous passons à l’heure d’hiver. Les horloges seront reculées d’une heure : à 3 heures du matin, il sera 2 heures. La stratégie derrière ce changement est bien connue, mais chaque année, une question revient : dormirons-nous une heure de plus ou une heure de moins ? En réalité, le changement d’heure ne nous offre pas de répit, mais facilite légèrement le réveil puisque le soleil se lève “une heure plus tôt”. Les petits-déjeuners se feront encore quelques jours à l’aube, et non dans l’obscurité. En contrepartie, le soleil se couche également plus tôt, ce qui est une excuse parfaite pour écourter les soirées.
Passage à l’heure d’hiver : pourquoi le faisons-nous encore ?
Au-delà de ces considérations, le changement d’heure engendre quelques perturbations dans le rythme de vie. Les animaux qui sont habitués à recevoir leur gamelle chaque jour à la même heure pourraient montrer des signes de mécontentement pendant quelques jours. De leur côté, les humains devront également s’attendre à des variations dans leur cycle de sommeil.
Plus d’accidents en heure de pointe
Sur la route, l’attention est primordiale. Chaque année, à l’occasion du changement d’heure, la visibilité sur les routes est modifiée. Comme la nuit tombe plus tôt, le nombre d’accidents graves impliquant des piétons augmente de 73 % durant l’heure de pointe du soir après le passage à l’heure d’hiver, selon une étude menée par l’institut Vias. La hausse est particulièrement marquée en Wallonie, où ces accidents dans cette tranche horaire augmentent de 104 %.
La majorité des accidents surviennent entre 16 h et 19 h. Sur 1.000 accidents enregistrés en octobre, Vias a compté 109 piétons tués ou grièvement blessés, contre 136 en novembre pour 1.000 accidents, entre 2016 et 2025. De plus, on constate quatre fois plus d’accidents impliquant des cyclistes à l’aube et au crépuscule en novembre par rapport à juin.